Alors voilà. C’est la fin. Dernier jour, dernière chance de me remplir les yeux de beautés de toutes sortes.
Il faut que je me rende à l’aéroport de Marseille avant 14hres. Ce qui me laisse beaucoup de temps pour virailler un peu vers le sud.
J’ai tout de même mis mon cadran à l’aube pour avoir le temps de prendre mon temps et finaliser ma valise, le ménage et tout le bataclan. Vous voyez le topo n’est-ce pas? Et moi, j’aime pas être à la bourre. Je suis de ceux qui vont couper dans leur sommeil pour être capable de siroter leur café bien tranquille tout en lisant pendant une grosse heure avant de commencer à exister.
Mais que n’entend-je avant l’aube et qui me réveille avant le cadran?? Des voix de provençaux se provençant la parole à qui mieux mieux! Ils rigolent, s’esclaffent. Il est 5hres du matin, il fait un noir de caverne abyssale. Certainement un regroupement de chasseurs! J’aurai entendu des coups de feu venant de la rivière en bas presque tous les jours! C’est sérieux la chasse ici je vous dis!
Pour me rendre à Marseille, là où je prend l’avion, je me suis concocté un petit itinéraire.
Déjà Mme Google sait que je ne veux pas d’autoroute. Je lui demande de passer par Forcalquier, après un prieuré pas loin, puis une station d’essence, un Totalenergie (moins cher) près de l’aéroport et puis Europcar à l’aéroport. 2hres 30 de route non stop. Donc on peut penser possiblement 3hres30 de route si j’arrête et je visite.
La route vers Forcalquier est magnifique, plus valonneuse que montagneuse. Je ne m’en plains pas! Le bucolisme en puissance 1000 avec ses prairies verdoyantes et ses tapons de moutons blancs. Au loin, des bâtisses en forme de tour carrée, en gros blocs de pierre. Je sais pas trop c’est quoi mais c’est vraiment beau.
Les grands platanes longent les routes. Ils sont majestueux. La végétation est vraiment différente ici qu’au Québec. Beaucoup de feuillus, chênes et marronniers. En guise de conifères, on a des pins blancs (je crois) et des cyprès, ces grandes flèches pointues et gigantesques (chez nous, on les a en arbustes tsé).
Certaines forêts s’appellent des forêts domaniales. Ce sont des forêts qui appartiennent à l’état. Beau le nom. L’équivalent de nos parcs nationaux/provinciaux genre. Ces forêts domaniales, j’en ai croisé tout au long de mon séjour mais je ne savais pas c’était quoi.
Forcalquier, c’est vraiment une jolie ville, anciennement fortifiée et encore une fois agglomérée autour d’un buton. Au faîte de ce buton? Pas un château non! Une citadelle cette fois!
J’ai déambulé tranquillement dans la déclinaisons habituelles des rues. J’ai même trouvé un escalier en colimaçon à usage public. Vraiment, cette ville est très jolie! Les murs en promontoire permettent d’avoir une vue sur les environs. Je ne me lasse pas d’entendre le bruit de la vie quotidienne des habitants qui se jasent, s’asticotent, travaillent, etc. Toujours en provençant… belle chanson à mes oreilles, vraiment.
Mais j’avoue que je suis un peu distraite. L’histoire du contrat de l’auto de location me chicote. J’ai eu beau appeler, écrire, appeler encore 3-4 fois, confirmer l’erreur dans l’adresse courriel et la corriger. Me faire rassurer que cette fois-ci c’est la bonne, et je parle à mon superviseur. Je n’ai rien reçu… J’ai hâte de régler ça et de laisser l’auto.
Après un petit café sur la place centrale, je pars vers Marseille. Tant pis pour le prieuré, ce sera pour une autre fois.
Je suis fascinée par les paysages que je traverse. J’en ai parlé plus haut pour pour ce qui est de la végétation. Mais c’est aussi la terre, la couleur de celle-ci qui façonne aussi le paysage. Elle passe de ocre à blanche en passant par toutes les nuances entre les deux. Quand on pose le regard au loin, toute l’image est teintée de ces variantes et si on ajoute à celà la verdure, on a un paysage vraiment singulier et magnifique. Ah oui! J’ai oublié de mentionner qu’on trouve aussi quelques cactus épars (ceux qui ont des oreilles rondes là) et aussi des genres d’agave ou aloès!
On a aussi quitté le pays des oliviers et des champs de lavande. Ce qui est cultivé principalement dans ma descente vers le sud, vers Marseille, ce sont des vignes! À perte de vue!
Après avoir fait la file à la station d’essence, ce qui arrive presque toujours surtout quand on va chez Totalenergies, je me raplique dare dare chez Europcar.
La fille fait le tour de la petite Renault Clio (qui va vraiment me manquer, elle va bien la petite bon yenne!) Et reviens me faire signer son rapport sur sa grosse manette.
Que ne vois-je qui me renverse et me met en beau tbnk??? Je vous le donne en mille!!! Ben oui!! Mon adresse courriel est toujours erroné ! Malgré mes multiples appels et courriels.
Je n’en reviens pas. Clairement, il y a un sérieux problème de communication entre la centrale d’appels et la succursale. Et il est impossible d’appeler directement à la succursale. Wow! Pas impressionnée. Le pire, c’est que Telus me charge 17$ par jour où j’appelle (Un genre de forfait appels illimité pour la journée), j’ai fait 5 appels sur 5 jours différents. Je vous laisse faire le calcul…. il faut que j’appelle Telus à mon retour. Je n’ai pas accepté ce forfait à la journée, je veux me faire facturer chaque appels.
Anyway, trêve de poutine admin poche!
En signant le retour sans dommage de la voiture, je me rend compte que j’ai fait près de 2000 km pendant mon séjour! Pas mal tout de même!
2000km de beautés plein la vue, de virages plein les bras, de côtes plein la jambe de la clutch et du bras de vitesse. Des rues/ruelles/ruellettes/ruelettitas, des épingles et des tornicotis, des précipices et des tunnels creusés à la cuillère, des centaines de ronds point, quelques stops et 2-3 lumières de circulation.
Wow, j’avoue que je m’attendais pas à avoir fait autant de km. Faut dire que la route était très distrayante dans le sens de pas lassante du tout!
Après avoir laissé l’auto, je suis entrée dans l’aéroport de Marseille pour entamer le retour vers Québec.
J’entendrai mes premiers québécois seulement rendue près de la gate de départ du vol de Paris vers Québec. Pas un seul québécois de mon voyage! Des français en masse, mais ça, c’est pas nouveau, y sont partout les tannants et là, ben, j’étais chez eux!!!
Voilà, j’ai terminé de raconter mon premier voyage solo, dans le sud de la France.
Comme d’habitude, j’écrirai un prochain article épilogue où j’aurai les tops et les flops de ce coyage magique et magnifique!






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