Samedi, jour de marché. Pas le choix, il faut aller dans un marché. Évidemment tous les villages doivent en avoir un mais certains sont plus renommés que d’autres: par exemple celui de Privas et celui de Aubenas. Btw on prononce pas le s à la fin.
Privas à 30 minutes de route et Aubenas 30 minutes plus loin. Mmmm lequel choisir?
En plus, en fin de semaine, ce sont les Journées du Patrimoine et pour l’occasion, plusieurs sites patrimoniaux sont ouverts gratuitement au public. Je crois que ça vaut la peine d’aller jusqu’à Aubenas pour y visiter son chateau en plus du marché.
Alors n’écoutant que le bras droit sur le bras de vitesse, je me suis élancée sur les jolies routes de l’Ardèche encore une fois.
Il est tôt, 7:30, on est samedi, je suis presque seule sur la route. Bonne affaire parce qu’on dirait que Mme Google s’échine à me dégoter les plus petites et sinueuses routes! J’ai mis la fonction pas d’autoroute mais comme en Ardèche il y en a pas, on dirait qu’elle prend les route régionales pour les autoroutes.
Je me suis encore ramassées dans une mini route épinglée pendant une dizaine de km! Pittoresque et tranquille! Surtout un samedi matin tôt.
J’arrive donc à Aubenas avant la cohue. Même le stationnement, oups parking, est vide! Celui à 3 minutes du marché ! Il est 8:30, je me serais attendue à un peu plus de gens déjà. Eille! On se plaint pas là.
Je laisse donc l’auto au parking et glandouille tranquillement vers le marché. 4 minutes à pied.
4 minutes parce que je me retrouve dans les dédales d’une vieille ville qui s’est enroulée autour de son chateau qui est évidemment au centre. Des ruelles et des ruellettes. Toutes de pierres vêtues. Dans lesquelles s’installent tranquillement les marchands qui font partie du marché.
Qu’à celà ne tienne, je n’ai pas encore déjeuné et je n’ai bu que 3 cafés. Intenable comme situation. En glandouillant tranquillement, je me dégote une boulangerie où je m’offre un croissant et une chocolatine (attention! Ici on peut pas dire ça sous peine de crime de lèse majesté ! J’ai testé avec mes voisins Sylvie, Serge et Juju et j’ai osé dire chocolatine, j’ai reçu un soubresaut d’indignation profond! Oh non Caroline! On ne dit pas ca! Donc la prochaine fois que j’irai m’en acheter, je dirai chocolatine! Anyway, avec l’accent que j’ai, on dira que je ne sais pas ce que je dis! Mouhahahaha!!)
Retour au programme principal: donc croissant et chocolatine. Il me reste qu’à me dégoter un petit café ce qui ne manque pas autour.
Je n’arrive pas à m’habituer à pouvoir comprendre toutes les discussions autour de moi. Limite ça m’énerve, ça interfere avec ma lecture. Vous savez, habituellement si je lis, je ne met surtout pas de musique avec des paroles en français, les paroles viennent me déranger dans ma lecture. Alors que des chansons anglaises, espagnoles et autres, pas de problème. C’est la même chose avec les voisins de table tsé, et ils parlent tout de même un peu fort.
Bah c’est pas grave! Je fais du voyeurage. Je regarde les gens passer. J’aime voir les gens comme ça, dans leur vie à eux.
C’est tout de même bizarre de se faire catapulter ailleurs et regarder les gens vivre dans leur monde, leur pays, leur façon de faire et tout. En tout cas, moi ça me fait toujours un peu bizarre… peu importe l’endroit dans le monde. Bon, ok, je sais que je suis bizarre aussi….
Le marché donc, il est tentaculaire et se répand à partir de la place centrale dans toutes les rues autour. Comme une étoile à plusieurs branches finalement. Qu’est-ce qu’on y trouve? Tout et rien. Des vêtements aux bijoux aux charcuteries, fromages et légumes. Miel, confitures, tapenade et olives. Vins et spiritueux. Tout quoi.
Vraiment agréable de glander à travers ces ruelles et voir ce qu’on propose. Il semble bien que j’ai laissé ma fibre acheteuse à la maison car rien ne m’interpelle…. je sais pas trop pourquoi… mais je n’achèterai pas pour rien non plus!
Comme indiqué plus haut, c’est les journées du patrimoine. Et Aubenas est fameuse pour son château. Alors dare dare je me précipite pour en faire la visite, gratuite exceptionnellement aujourd’hui! La bâtisse a été rénovée et est maintenant un musée d’art. Sa construction a débuté au 8ieme siècle. Ce que je veux dire, c’est que certaines sections datent du 8ieme siècle et que, à travers les siècles, il est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Comme il est sur le faîte de la montagne, la vue de ses terrasses est magnifique.
Les pièces ont toute été rénovées afin de pouvoir accueillir les diverses expositions. Elles ne ressemblent donc pas à ce qu’elles étaient auparavant.
Une exposition y est en cours, Des patates son nom. Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres tournant autour de ce tubercule un peu banal, pour lui donner une certaine beauté, importance, notoriété? Intéressant tout de même car la patate, finalement, a toujours été au centre de la vie ici en France, une question de survie pour beaucoup durant beaucoup d’années.
Le retour à la maison se fait tranquillement
Je pensais arrêter à Privas mais finalement non. J’avais repéré dans le village voisin du mien un resto que je voulais essayer pour un lunch tardif. Ce qui fifut. Assise à la terrase, on m’a servi une souris d’agneau (je sais pas pourquoi souris…) dans ses patates grelot (tandis qu’on en parle). En entrée une gaspacho magnifique avec crème de chèvre (tellement goûteuse malgré que je n’aime pas les soupes froides habituellement) et en dessert, j’ai osé une crème brûlée (absolument divine). Wow! Copieux! Je ne souperai pas c’est certain mais ça valait le coût et le gros ventre!
Je me suis retrouvée en apéro avec les voisins qui avaient sorti pour l’occasion deux pâtés et du cidre. Jasette en masse et rigolade. La compagnie est agréable et généreuse.
Demain? Trail et lecture. Chill! Il en faut des jours comme ça !















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