Alors voilà, je repars. Mais cette fois-ci, c’est un peu différent.
D’abord, je pars seule! Pour la première fois!
Je vous entend d’ici: quoi?? Cawo?? T’es jamais partie seule??? Toi?
Ben oui, c’est jamais arrivé. J’ai toujours été accompagnée. J’ai toujours eu un partenaire d’aventure. Je vous laisse deviner lequel de ces compagnons détient la palme d’or (indice: ici le masculin est utilisé pour alléger le texte et confuser les gens).
Et bien oui! C’est la Sacha bien évidemment qui détient le record absolu de favoritisme !
Mais trêve d’esbeaubissages et de tergiversations et venons en au fait: c’est la première fois que je pars seule, voilà. Et je suis vraiment curieuse de voir ce que ça fait une Cawo seule en voyage.
En solitude, je suis plutôt tranquille et zen. Les journées occupées mais bien remplies de chills, de lectures et de réflexions. Quand je suis avec quelqu’un, je m’anime, je deviens un vrai G.O (gentil organisateur, Club med). J’ai des idées plein la tête et j’ai le goût de les activer.
Donc, sans m’inquiéter, je me demande bien ce que la Cawo voyageuse solo fera ou ne fera pas.
Mais là, je vous sens taper du pied. Elle va où la Cawo cette fois ci??
D’abord, il fait savoir que la destination officielle, ben c’est un plan k (11ieme choix). Parce que je me suis encore fait scraper mon plan A et les plans de B à J, ils étaient pas vraiment bons non plus. Je vous explique.
Le plan initial: un mois en Inde du sud. Depuis le temps que j’en rêve, il semble que ça va continuer d’en être un… rêve. Notre bronzé du sud, le « blond » des zétats, il a foutu mon plan à l’eau en faisant la guerre au moyen orient…. tous les vols pour l’Inde passent pas là.
Les plans B à J, c’étaient des idées d’Asie évidemment. Thaïlande, Corée, Laos, finir le Vietnam, etc.
Ce que vous ne savez pas, c’est que j’ai vécu le 11 septembre ailleurs qu’au Canada. J’étais au Costa Rica… et c’était pas le fun. La panique, la folie, la désorganisation pendant plusieurs jours. Pas d’infos des compagnies aériennes. Anyway, tout ça pour dire que je suis un peu PTSD de cette histoire et me retrouver en pleine crise mondiale à l’autre bout du monde, sans mon enfant à côté de moi? Non!
J’ai réfléchi, cherché des idées, des filons pour me faire un voyage original et un bon matin, 4:30, le flash! Le filon!
Je suis une fervente admiratrice de Jean Giono. Vous connaissez? Le petite frère pauvre, le « underdog », de Marcel Pagnol.
Et bien M Giono a une plume magnifique. Surtout quand il décrit la nature de sa haute Provence si chère. On a vraiment l’impression d’être assis avec lui dans le champs. D’entendre les cigales et de sentir le foin chauffé au soleil. Alors voilà !
Je vais en Haute Provence! Dans le pays de Jean Giono. Pas en France, pas à Paris ou à Marseille (bon… j’atterris à ces deux endroits mais ça compte pas).
Je vais passer 3 semaines dans l’arrière pays du Hussard sur le toit et je vais aussi bifurquer un peu en Ardèche, département sans autoroute, le seul du pays.
J’ai loué une auto. Et des petites maisons dans les villages. Des séjours longs dans chacune. Different sur toute la ligne ce voyage.
Courses de trail/randonnées, visites de villages, musées, culture, peintures rupestres, café et petit rosé. Tranquille et actif.
Dans un mois! J’ai hâte !
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