Tel que le titre le dit, nous sommes maintenant à Mexico City, Ciudad de Mexico (CDMX). J’avoue que cette étape me turlupine depuis une certain temps. Mais porque Cawo voyons? Vous me direz.
La belle réputation de CDMX n’est plus à faire. C’est pas moi qui va vous apprendre ce qu’on dit de cette ville: mégapole, chaos, danger, cartel, vols et j’en passe.
Mettez là-dessus mon beau grand fils mexicain, Jael qui vient juste d’avoir 22 ans hier, qui est inquiet comme c’est pas possible à l’idée qu’on soit ici. Lui qui vient de la « upper mid class » mexicaine et qui ne se véhicule qu’en auto depuis toujours. Pour lui, mucho peligroso para su mamá y su hermanita!
Alors voici ce qui se passe vraiment à CDMX. Sur le plancher des vaches de la vie normale de la ville. Mais commençons par le début, c’est-à-dire notre départ de Puebla.
Nous devenons de plus en plus efficace dans nos journées de transit. Question de maximiser le transport lui même mais aussi cette journée, qui pourrait être une journée perdue, devient aussi la journée de planification de la prochaine étape. Dans ce cas ci, notre séjour à CDMX (4 jours). Cette journée est aussi souvent utilisée pour la poutine administrative. Payer les bills, voir l’état de la carte de crédit et tout le bataclan.
L’autobus pour CDMX part à 13:00 de CAPU, Puebla. La plus grosse station d’autobus de la ville, et que j’ai jamais vue de ma vie aussi! Aussi bien penser en terme d’aéroport plutôt que de station d’autobus, je veux dire, dans la dimension de l’endroit.
Bizarre tout de même parce que Puebla est pas plus grosse que Montréal. Et à Montréal, on s’entend que la station d’autobus est minuscule, tout au plus une dizaine de plate formes. CAPU? Des centaines!!! Par contre, même si Puebla est comme Mtl en terme de population, la population de la province de Puebla est 6.8 millions sur une superficie peut-être 10 fois plus petite que le Québec! Et c’est seulement un état sur 27 du Mexique! Y a du monde autour et ils utilisent l’autobus mesdames et messieurs!!
D’ailleurs, la compagnie la plus connue et utilisée, ADO, est très efficace et pas tellement cher. Ils ont une application qui permet d’acheter les billets en ligne. Très très bien, des fois que ça vous intéresse.
Alors 2hres et demi de route, à regarder s’éloigner le volcan Popocatepetl qui, comme une main nous faisant des signes d’aurevoir, nous envoie un petit panache de fumée, montrant ainsi qu’il est toujours bien actif!
Un volcan tellement « by the book » dans sa forme! Un vrai Mt Fuji mexicain! À la seule différence qu’il a quelques 1600 mètres de plus et qu’il est actif. Le Mt Fuji (3800m) et le Popocatepetl (5400m). On en parle pas n’est-ce pas que le Mexique possède des volcans et des montagnes si hautes (la montagne la plus haute: Pic d’Orizaba à 5600m).
Depuis Oaxaca, nous montons en altitude. Oaxaca se situe à 1555m, Puebla à 2135m et maintenant CDMX à 2240m d’altitude. Il fait sec, plus sec définitivement et il fait frais la nuit. Présentement, tandis que je vous écris à 14:00, il fait 21 degrés downtown et les nuits sont fraîches à 9 degrés. Ça contraste d’avec le bord de mer à 30 degrés!!
Certains pourraient penser qu’on ressent quelque chose à 2240 mètres d’altitude? Sachez que la haute altitude commence à 3000-3500 mètres. À l’altitude de CDMX, on ne ressent rien réellement. À moins d’être hypocondriaque, asthmatique, ou encore impressionné par l’altitude! C’est vrai que le Québécois moyen vit à une très haute altitude de 10 mètres!! C’est tout de même un gain en élévation significatif! Pour vrai!
Revenons donc à notre trajet. Ce que j’en retiens le plus, c’est ce chemin clairsemé de cônes volcaniques! Rapidement, je crois que nous en avons croisé facilement 5! J’ai pris des snapshot sur Google maps quand on passait à côté avec l’autobus. Les mexicains sont assis sur la lave! Comme les Japonais!!
L’entrée à CDMX a pris une très grosse heure. Le temps de voir la vie, les gens et les enfants. De comprendre qu’il y a des gens comme vous et moi qui vivent dans cette ville.
Ce qui fait l’impression gigantesque, c’est les chiffres. Les chiffres démesurés qu’on trouve sur cette ville un peu partout sur le web.
Une fois sur le plancher des vaches, c’est juste des humains qui font leur #2 comme tout le monde tsé!
Il reste qu’il y a de la démesure. La gare Norde où on débarque par exemple. Si je pensais que CAPU était grande…… Norde est inimaginable de gigantisme. Mais on applique la même stratégie Sacha et moi comme toutes les fois où on arrive quelque part de nouveau: on débarque, on arrête, on regarde tranquillement, et on s’enligne pour la prochaine étape.
Le gars de l’hôtel m’avait donné les instructions pour le métro. J’ai fait un test et vérifié avec Google maps… je vous le donne en mille. Pareil qu’à Tokyo! Toutes les étapes, les stations, les portes à prendre, tout!! On boucle la boucle, mégapole à mégapole!
Arrivées à l’hostel au Centro historico, il faut monter 4 étages avec notre maleta. J’appréhende considérant ma récupération. Mais que ne fut-il pas? Les deux doigts dans le nez je les ai montées ces marches maléfiques!! Merci les Philippines et tant pis l’altitude!
On se paie du luxe pour notre dernière étape au Mexique, un appartement svp! Moi, je voulais juste des toilettes privées tsé! Il semble qu’à l’hostel, c’est ce qu’il y a pour les baños privadas. Mais on se plaint pas.
On en a profité pour faire une petite épicerie et voir un peu le coin. Nous sommes dans le secteurs des lavabos, robinets et luminaires. Les rues sont ainsi organisées, par métiers et types de marchandises. Par petites échoppes. Comme dans le temps.
Demain? Visite guidée gratuite et quoi? Glandouillage évidemment!!







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