Voilà! Nous sommes de retour en mère patrie! Les deux pieds dans la neige, les manteaux d’hiver sortis en urgence et surtout la morve au nez. Beaucoup de morve….
Bon, je vous épargne les détails de celle-ci mais c’est une métaphore! Oui! En arrivant ici, au « Winter Wonderland », je me suis tapé un rhume carabiné de l’enfer. Je commence tout juste à m’en sortir après près d’une semaine. Mais trêve de plaignardises. Passons aux choses sérieuses! L’épilogue de ce voyage épique et magnifique.
Deux mois de beautés dans les yeux et le cœur. Des lieux inimaginables, des rencontres inoubliables avec la nature, la culture, les gens et les voyageurs.
Deux regards semblables mais différents. Une chance inouï d’une mère de voyager avec sa belle grande fille et d’avoir tellement de complicité.
Nous n’aurions pas pu choisir deux pays plus différents sous TOUS les aspects. Deux pays tellement différents mais un peu complémentaires tout de même.
Partir pendant deux mois, c’est se permettre de prendre son temps. D’apprécier le beau et le mauvais temps. C’est avoir suffisamment le temps pour que notre cerveau, après quelques semaines, agisse comme si cette vie était notre quotidien habituel.
Comme je l’ai mentionné déjà, il faut se le rappeler qu’on est en voyage, qu’on est ailleurs. Pour garder les yeux bien ouverts. On se crée un petit train train quotidien. Je crois que l’humain a besoin d’avoir une petite structure, un petit horaire. Ça se fait tout seul. La première chose qu’on sait, surtout si on reste au même endroit plus d’une nuit, la routine s’installe. Comme si quelqu’un mettait nos vieilles pantoufles à nos pieds sans qu’on s’en rende compte.
Le Japon.
Un pays monolingue, ordonné, organisé et propre. Un pays qui foisonne de traditions, de rites qui se répercutent partout dans toutes les sphères de la vie privée et publique. Une architecture extraordinaire qui semble sortie directement des mangas ou des films de science fiction selon le lieu. Un pays dont les transports sont tellement bien organisés qu’un touriste, armé de seule Mme Google, peut se tricoter un cocktail de transports complexe sans demander de direction à quiconque.
Le Japon magnifique où le respect des autres prime sur l’individualité. Les japonais naviguent dans la foule sans heurts et tous avec un soucis de faire le moins de vague possible, de déranger le moins possible.
Malgré la barrière linguistique, le baragouinage, les gesticulations et grimaces accompagnés de l’aide inestimable de Mme Google Translate nous aura donné de beaux moments de fou rires et de yeux brillants avec nos hôtes.
J’aurai aussi fait mes premiers pas avec la conduite à droite. Ma grande peur était de devoir adapter aussi mes pieds avec des pédales inversées. Que nenni! Grand soupir de soulagement, les pédales sont dans le même ordre qu’avec la conduite à gauche. Restait juste à s’habituer à s’engager dans la bonne voie dans les intersections. Pas de problèmes!
La location voiture au Japon? Il s’agit d’avoir son permis international (délivré ici au CAA) et le tour est joué. Ça vaut la peine? Tellement!! La découverte de lieux, la spontanéité de l’aventure, inestimables!
On a testé plein de types d’hébergements au Japon aussi: APA, Onsen, monastère, Ryokan, capsule hotel, auberge de jeunesse et pocket hotel. Tous sont d’une propreté impeccable. Je vous suggère d’alterner les chambres traditionnelles (type lit par terre, très mince et très dur) avec des chambres de type « western » si vous avez laissé tomber depuis longtemps le petit matelas bleu en camping. Toutes les expériences ci haut se doivent d’être tentées car l’expérience est différente pour chacune.
Afin de ménager mon porte monnaie, nous avons aussi opté pour la stratégie « manger au resto le midi et au dépanneur le soir ». Est-ce que ça a fonctionné? Pour réduire les dépenses? Je crois que oui car les kombini, c’est définitivement moi onéreux qu’un resto. Comme la plupart des hébergements visités avaient un petit frigo, nous achetons aussi le petit déjeuner au dépanneur.
Il faut comprendre que la qualité de la nourriture dans les kombini n’a rien à voir avec celle des aliments proposés dans nos « dep du coin »! Non seulement la qualité mais aussi la diversité! Au début, j’étais un peu gênée (je n’ai jamais acheté de repas dans un dépanneur du Québec) mais au Japon, la tradition est forte. Le japonais travailleur mange du kombini le midi! Et le soir aussi quand il est pressé ou il fait de l’overtime. C’est bon? Tellement!!
Ça m’amène à parler des machines distributrices. On en entend parler. On sait qu’elles sont partout. Mais sérieusement, elles sont PARTOUT. Ici, on a des stations d’essence avec des dépanneurs. Au Japon, y a des arrêts dans le bois avec 1 ou 2 machines distributrices. Mais cherche les stations d’essence, elles sont moins populaires.
Vous saviez qu’on trouve aussi des machines qui distribuent des boissons chaudes, en canne? Tellement plaisant de pouvoir boire un bon café au lait déjà chaud. Directement du contenant. Bon, disons que la qualité du café est peut-être un peu moindre, mais c’est buvable et agréable. Comment on fait la distinction entre les machines froides et les chaudes? Les prix sont affichés en bleu (froid) et en rouge (chaud). Les machines peuvent être mixtes aussi!
J’ai retrouvé les décors de Blade Runner partout mais surtout à Osaka. Pour ceux qui ne savent pas encore, le film de Ridley Scott fait partie de mes films fétiches à vie. Ridley s’est largement inspiré du Japon pour ses décors (du moins, c’est ma perception). Ils sont très japonisants.
Finalement, naviguer entre la science fiction de Tokyo et Osaka et les Geishas de Kyoto, le Japon nous plonge dans un monde unique, déroutant et exceptionnel.
Un pays où il est possible de laisser sa Ferrari dans un stationnement public en plein cœur de Fukuoka. Où le rues sont tellement étroites que les manufacturiers automobiles ont dû adapter le format des voitures en conséquence. C’est évident!
Je pourrais parler longtemps de toutes ces particularités extraordinaires qui font du Japon une destination incomparable. Vraiment, dans le sens de « oublies ça comparer le Japon avec un autre pays »!
Le Japon mythique que nous berçons dans notre imaginaire existe bel et bien mais ce n’est qu’une infime facette de ce pays qui mérite qu’on s’y arrête très longtemps. Avec un mois, on ne fait que gratouiller sa surface!
Et maintenant nous vous présentons le top 10 et le top poche:
1. Top ville: Tokyo! Ma nouvelle ville préférée, elle a déclassé Hong Kong qui a trôné au panthéon depuis plus de 15 ans.
2. Top découverte culinaire: le curi japonais et les petits carrés de croustilles de riz trempettés dans la sauce soya (Kyoto), les onigiris des kombini et les soupes ramen (toutes).
3. Top kombini: ils sont tous bons et semblables. Le Lawson, le Family Mart et le 7Eleven ont tous une offre comparable et de qualité.
4. Top type hotel: le ryokan familial de Ibusuki grâce à notre gentille hôte et ses incroyables déjeuners. Mais aussi l’hôtel de Anda, à Okinawa avec Aino, notre gentille hôte. Le seul endroit où nous avons pu jaser avec des japonais.
5. Top nature: les montagnes du Kyushu et ses multiples tunnels. La route y est incroyable. Le mont Fuji, incroyable montagne et le sanctuaire à son pied. La forêt de Bambou de Kyoto est extraordinaire.
6. Top bain/top surprise: le bain du camp de vacances, l’hébergement dans le bois de Kagoshima.
7. Top train: le shinkansen! Un must! Tellement smooth comme transport, on oublie qu’on est dans un train rapide.
8. Top expostion: Team Lab à Tokyo. Quelle belle exposition, technologique et déroutante. Il faut comprendre que l’exposition se parcoure nu pieds! Et on en a plein la vue!
9. Top expérience culturelle: le monastère Koyasan et son village même si il faisait vraiment froid.
10. Top top confort: les oreillers en grenailles de foam. Ces oreillers sont dures et pas très malléables mais une fois la tête dessus, les grenailles se déplacent. Elles prennent la forme de la tête et c’est très confortable. J’aimerais trouver ce type d’oreiller ici.
Les top poches maintenant:
1. Poche ville: Kyoto qui est malheureusement victime de sa popularité. Le quartier des Geisha est extraordinaire et aussi les arches rouges de Fushimi Inari mais la horde de touristes affamés d’expérience et de « je veux tout voir tout de suite bon! » brisent le plaisir d’y être.
2. Poche distance: Narita. Trop éloignée de Tokyo. Si possible atterrir à Haneda.
3. Poche trou dans les poches: le Japon, ça coûte cher mais ça vaut tous les sous investis. Aucun regret!
4. Poche confort: les futons traditionnels ultra minces. Dur pour les hanches occidentales.
Top top poche: le mur linguistique. Vraiment le seul regret de cette extraordinaire expérience, l’impossibilité d’entrer en relation avec les Japonais. Le manque de chaleur humaine que ce fait amène au voyage malgré les bonnes rigolades. Il faudra apprendre le japonais pour notre prochaine visite.
Finalement, le Japon, c’est complétement fou. Je crois que j’ai dit cette phrase des milliers de fois. Un pays où il faut accueillir les différences les bras ouverts. Le Japon, c’est magique et féerique.
Il faudra planifier le retour dans ce pays. Le plan? Visiter le Nord, l’hiver. Le vrai Winter Wonderland, c’est au Japon qu’il est. Tous les amoureux de la neige savent ça! Le paradis de la neige, du ski, c’est au Japon!
L’épilogue partie 2, sur les Philippines, bientôt dans vos inbox!



























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