Après deux jours remplis d’activités au soleil et à la plage, une journée de ville est de mise. Une journée plus molo mais tout de même avec des activités à la carte.

On commence par une très grasse matinée et un supra chill. C’est bon de ne pas avoir d’horaire. À l’hostel où nous créchons, il y a une cuisine communautaire où le café (instan) est fourni. Tandis que la progéniture se love encore dans les bras de la belle Morphée, j’en profite pour remonter mon taux de caféine.

C’est toujours étrange de sortir de la chambre tôt le matin et que la température soit déjà si élevée. Au Québec, on profite de la fraîche du matin non? Pour courir par exemple, y a rien de mieux  que la fraîche du matin.

Ici? Nenni! Oubliez ça! Y en a pas de fraîche du matin. Il fait chaud. Seule différence, entre l’ombre et le plein soleil. 1 ou 2 degrés à tout casser.

Ça faisait bizarre d’aller à la plage tôt le matin aussi, parce que notre réflexe de québécois nous dit que c’est frais encore. Ben non! À 7hres le matin, il fait chaud comme en après-midi (presque).

Je sais, je sais, ce sont des considérations de température un peu banales. Mais notre corps est programmé et nos réflexes aussi en fonction de notre réalité habituelle. Et occasionnellement, ces réflexes nous rattrapent.

Donc, où en étais-je? Ah oui! La cuisine communautaire. J’arrive pour me faire mon café et je vois cette jeune fille qui s’est concocté ce déjeuner, crêpes et confitures. Je commence donc à échanger avec elle. Évidemment, elle est française (comme approx 70% des touristes ici) mais tout de même très sympathique (ben non, par défaut, ils sont très sympa les français voyons!). Marianne elle s’appelle et voyage solo la courageuse.

Nous finissons par convenir qu’elle viendra avec nous dans le petit tour de ville programmé vers 15:30. Hakim me prête son père et son tricycle pour 800 pesos pour faire le classique tour de ville. Normalement, c’est 800/pax (par personne)!

En plus, Marianne est allée en Colombie! Elle pourra nous donner plein de trucs pour cette destination de février! C’est ça les rencontres de voyage!

Je retourne donc à la chambre pour « déguster » mon café et que n’entend-je? Un espèce de cri, mi oiseau mi « pied écrasé » très près de moi. On dirait que quelque chose est dans la salle de bain. Mais je sais qu’il n’y a rien. Et à la force du cri, je me dis que c’est un animal tout de même un peu gros. Peut-être gros comme un raton laveur?

Je saurai plus tard que ce cri, ça émane d’un gecko! Vraiment! Et il n’a pas besoin d’être aussi gros qu’un dragon de comodo, non, non! Ça a du poumon cette affaire là!

Une fois le chill terminé, nous débutons notre errance dans la ville avec le but ultime de se retrouver dans ce petit resto très typique filipino, le Tres Marias Silog. Un excellent resto, pas trop cher avec ça! En effet, nous avons constaté que les prix dans les restos à Coron sont plus élevés. Il faut dire que beaucoup de restos, sur la main, sont adaptés aux touristes qui veulent burgers, spag et autres recettes occidentales malheureusement.

En plus, au Tres Marias, nous avons notre ami proprio qui nous propose des plats et nous les explique bien. Et le gin tonic y est très bon et pas cher (160 pesos = 3.50$)! Ce resto a tout pour plaire et nous y sommes allées plusieurs fois!

Sur la main, beaucoup des magasins de touristes sont tenus par des musulmans. C’est la première ville où nous allons où la présence des musulmans est aussi évidente. D’ailleurs, dans les aéroports, nous avons aussi vu des endroits de prière et des bains pour laver les pieds. Ce que j’aime de cette présence? Il semble bien que les filipinos, peu importe leur choix religieux, vivent en harmonie. Les catholiques sont très fervents. Nous avons croisé plusieurs églises ici et en émane toujours des chants et des sermons. Peu importe l’heure.

D’ailleurs, lors de notre visite à l’école primaire, dans les montagnes, les enfants ont chanté plusieurs chansons à caractère religieux catholique dont « we are the army of Jesus ». J’ai mon opinion là-dessus, je vous laisse la vôtre.

Mais pour revenir à nos amis musulmans, je ne sais pas quelle branche est présente ici mais les femmes portent le niqab. Vous savez ce voile noir devant le visage laissant seulement une fente pour les yeux. J’avoue que ça, ça vient toujours chercher la féministe humaniste en moi. Instantanément, je ne suis pas confortable et limite un peu choquée. Mais c’est pas chez-moi alors je ferme ma gueule et je passe…..

Nous avons bien mangé et la bedaine pleine nous continuons notre petite marche de santé. Les chants et les décorations de Noël sont partout! Aux Philippines, Noël c’est très très très sérieux. Les décorations (et la musique maléfique) apparaissent dès le 1ier septembre!

Notre ami du resto nous disait que Noël, ça commence avec les « -ber months ». Ouf! Ils sont fous!!! Par pitié ne donnez pas cette idée aux commerces chez-nous!! Déjà que dès le 1ier novembre, Noël apparaît en force! C’est déjà trop!

C’est tout de même intéressant de voir des bonhomme de neige et des arbres remplis de neige dans ce pays. J’ai tout de même vu des cactus de Noël! 

Nous avons rvs à 15:30 avec le père de Hakim et son tricycle tonitruant. On fait le tour de ville. Au menu: la fabrique de cachous (noix de cajous, son vrai nom), une église, une shop de souvenirs et le Mt Tapyas. Mais surtout, ce tour, il permet d’aller dans des secteurs de la ville que nous n’avions pas encore vus. Et j’avoue que j’étais très intriguée par la fabrique de noix de cajous.

Saviez-vous que l’anacardier ne pousse qu’à 12 degrés de l’équateur? Et que Palawan et Coron ont la bonne habitude d’être à cette latitude! C’est ce que la dame de la fabrique nous a dit. D’ailleurs, les anacardiers de Palawan poussent à l’état naturel. Pas d’engrais ni autres chimiques. Ils sont bio.

La fabrique est très artisanale. Beaucoup d’étapes sont faites à la main. Comme par exemple, l’extraction de la noix de sa coque. Ouf! Un travail de moine et très répétitif. Nous nous sommes procuré du beurre de noix de cajous. C’est délicieux mes amis!

Notre chauffeur nous promène de place en place avec son intensité de conduite mais avec sa musique un peu moins forte. C’est toujours intéressant, cette circulation très organique (comme mentionné dans un autre article). Comme Coron ne comporte qu’une rue principale, elle se congestionne très rapidement et devient vraiment assourdissante de tout ces mufflers pétaradant. Et on a même pas peur!

Dernière étape du tour, le Mt Tapyas. Personne ne nous a dit que nous allions avoir à monter 750 marches sataniques!! Ben on l’a fait! Est-ce que ça valait l’effort? Tellement! À la brunante, avec le ciel qui se colore et la ville en bas. Les bancs de fumée de différentes cuisines qui s’activent pour le souper, c’est magnifique. La multitude d’îles partout autour! C’est fou! Ça vaut définitivement le détour! On se rempli les yeux une dernière fois car c’est la fin de notre séjour ici à Coron.

Demain? Avion vers Cebu. Un petit dodo et traversier vers Bohol. La dernière île au programme. Il paraît que c’est magique cette île. On a hâte!

Noël – c’est sérieux
Halo Halo, un dessert typique
Papa de Hakim, intense sur sa conduite
Noix de cajous séchant au soleil
Noix de cajous dans sa cosse
À la main
Église
Les girls et Coron en bas
Les marches sataniques à la brunante
Vue et M

2 réponses

  1. OMG! Le M de la dernière photo!!… Sinon c’est comme dans un rève! 🙂

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  2. Love it !!

    Envoyé de mon iPhone

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