On a rvs avec Chloé à 9:00 du matin devant l’église Binondo en plein coeur du Chinatown de Manille.

Ce Chinatown, Binondo pour les intimes, c’est le plus vieux du monde! Fondé dans les années 1500, il dépasse de bien des années ceux de San Francisco, Vancouver ou Montréal! Cependant, plusieurs séismes, typhons et incendies ont ravagé les lieux, aucune construction de l’époque n’a survécu.

C’est Chloé qui nous raconte ça en nous demandant aussi si nous avons faim. Ce foodtour est très généreux. On mange, on mange mes amis! Jamais vu ça. Celui de Kyoto était vraiment chiche en comparaison.

La chance de faire un foodtour c’est d’abord de goûter des plats inconnus, d’aller dans des restaurants improbables mais aussi de connaître la vie des gens, des traditions à travers leurs habitudes alimentaires.

Tout comme les Japonais, il semble bien que les filipinos ont la dent toujours un peu sucrée.

Dès le premier plat on goûte le sucre. Je demande « pourquoi? » Et Chloé de me répondre: pendant la domination espagnole, les filipinos étaient esclaves et travaillaient dans les plantation de cannes à sucre.

Le sucre est resté présent dans la cuisine depuis ce temps. Elle me dit aussi que les filipinos ne gardent aucune rancœur pour les différentes nations dominatrices.

Ça ne me surprend pas. Ce que je ressens depuis que je suis arrivée ici, c’est une gentillesse et un humour bon enfant. Des gens qui, malgré la vie difficile, veulent rire et s’amuser. Toutes les fois que j’ai échangé avec des gens dans la rue où ailleurs, j’ai reçu des magnifiques sourires, un regard taquin et de la générosité.

On marche à travers la foule. C’est samedi, les gens en profitent pour se gâter, aller au resto et glandouiller dans le quartier. Plus nous approchons de midi et plus ça grouille autour de nous. Et les mendiants (enfants ou adultes) sont très présents aussi.

Chloé nous apprend une phrase à dire quand on se fait solliciter par  eux: Sa iba nalang po. Qui signifie: je n’ai rien, passe au prochain. Une formulation gentille et polie aussi. On pratique, on pratique.

Honnêtement, l’impuissance devant cette grande misère, elle mine. Elle est difficile à supporter. Je ne veux pas devenir indifférente ou insensible. Ces gens vivent dans une misère telle, inimaginable chez-nous. Mais que peut-on faire?

Une américaine que nous avons rencontrée à voulu faire du bénévolat dans un orphelinat. Malheureusement, on a pas donné suite à son offre. Trop dernière minute? Je sais pas trop. C’est certain que le climat n’aide pas. Je veux dire, la ville n’a pas besoin de construire d’abri, personne ne va mourir de froid ici.

La saleté aussi est omniprésente. J’imagine que si nous étions allées en Inde, ç’aurait été pire encore?

Je me console un petit peu en pensant que je contribue à l’économie locale en optant pour un voyage type backpacker: hostel tenu par des filipinos, restos locaux, taxis locaux, guides locaux, etc (au lieu de loger dans des hôtels tenus par des grosses compagnies multinationales par exemple).

Mais revenons au foodtour! Les plats goûtés pendant le tour étaient tous délicieux et originaux. Des dumplings, des soupes, des rouleaux, etc. Nous avons découvert une gastronomie mixte très intéressante. C’est ça la beauté interculturelle!

Comme nous avions pris le train pour nous rendre, on s’est gâtées au retour avec un Grab. Toujours efficace ce type de transport. Chloé nous a d’ailleurs complétement convaincues car elle-même prend toujours des Grab pour ses déplacements. Même les taxis officiels sont  douteux.

Retour tranquille à la maison. Pas le goût de faire grand chose, trop pleines. On en profite pour continuer de planifier les prochaines étapes du voyage.

Gabin, notre nouvel ami français, nous a fortement conseillé de prendre un max de temps à Coron. Alors on saute El Nido qui, semble-t-il, est très Spring break. Bof bof!

D’ailleurs, parlant de français, nous les avons retrouvés pour le 6 à 7 évidemment. Qui voudrait manquer une soirée de drinks gratuits sur une belle terrasse?? Et les drinks, ce ne sont pas de la bière, non, non, mais plutôt de mixtes: rhum and coke, amaretto sour etc. Et très généreux dans leurs onces les barmans.

On a bien célébré notre rencontre encore une fois, ce qui est toujours agréable, tout en partageant nos expériences.

Demain? Notre dernière journée à Manille. Nous partons pour le nord à Manaue le soir, en bus de nuit. Mais entre-temps, nous irons dans un marché public, dans le port, à 40 minutes de marche de l’hostel. Ça risque d’être intéressant!

Église Binondo
Lumpia, c’est délicieux
Lumpia
Rue type marché
Petit resto avec de délicieux dumplings faits maison
Mixte religieux: croix et encens
La preuve qu’on est là !
Chloé notre guide
Lanternes et brûloirs
La pluie à 15:00, pendant 15 minutes
Gastronomie filipinos, Jollibee
On dirait PFK
Au retour dans la rue

Une réponse

  1. J’adore 🥰 vous suivre bonne continuation

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