Les fameuses journées de transition où les heures de check out et les heures de check in sont trop éloignées l’une de l’autre. On doit quitter à 11:00 le Pocket hôtel et arriver à 16:00 au airbnb à Osaka. Une heure de transit, ça nous laisse 4hres de glandage. C’est ce que nous avons fait, glander.
D’abord, nous avons jeté notre dévolu au sud de la ville. Une petite tour s’y cache. Tour d’observation qui permet de voir la ville de haut. Un petit 20 minutes de marche pour nous permettre de découvrir non seulement la tour mais les alentours (hou!! Jeu de mot!).
La météo laisse penser qu’il va pleuvoir mais seulement en après-midi, juste à temps pour l’arrivée à Osaka…. alors on part à pied, tranquillement. Pour s’enfarger dans un gigantesque Monastère bouddhiste. Vraiment, un monumental endroit, avec une multitude de monuments à vocations multiples, évidemment dans le bouddhisme. De grandes sculptures, des grandes boiseries, des statues, des dorures, des peintures magnifiques. Tout dans le grandiose et la magnificence. Il s’agit du Higashi Hongan-ji. Il s’agit de la maison mère de la branche bouddhiste Shinshu Otani (bouddhisme shin) pour ceux que ça intéresse.
Ce complexe a été reconstruit à multiples reprises et chaque fois dans le respect de recréer ce qui était en place. On peut se promener à travers les trois bâtiments principaux à conditions d’enlever ses chaussures. Se retrouver à l’intérieur de ces bâtisses est incroyable. L’ambiance est feutrée et tout au recueillement. D’ailleurs plusieurs sont à genoux, en prière sur les tatami, devant les autels.
Mais Sacha et moi sommes restées perplexes devant tant d’opulence et de magnificence. Le bouddhisme n’est-il pas un mouvement de détachement des possessions terrestres? Le but n’est-il pas de cesser de désirer ces choses? Les moines vivent du don de leurs fidèles. Faire rouler une machine comme ce gigantesque complexe doit coûter une beurrée. Je comprend maintenant le prix du maigre repas que nous pouvons y prendre (40$) qui finalement est un don au monastère.
On se disait seulement qu’il y a une contradiction dans la philosophie bouddhiste et ce lieu (et bien d’autres d’ailleurs) et nous n’avons pas pu nous empêcher de faire une certaine lien avec la religion catholique et son vœu de pauvreté et ses églises tellement ostentatoires. Juste pour dire…
À quelques jets de peine de là, la fameuse tour de Kyoto. On se ramasse au sommet, tranquilles, à admirer la ville en 360. On voit même Osaka au loin. Là où on doit se rendre plus tard dans la journée.
Mais c’est bien beau la ville d’en haut, nous avons un autre but aujourd’hui, retourner au Nishiki market. Un samedi pm, on sait que ce sera pas de la tarte, mais on est pas moumoune.
On doit y retourner pour diverses raisons mais la première, c’est d’y remanger ces carrés de croustilles de riz ramollis (mon coup de coeur jusqu’à maintenant).
Sacha voulait aussi goûter la crème glacée au matcha et on avait un cadeau à y acheter (chuuut secret!).
Après cette mission, il ne nous reste qu’à attraper nos valises à l’hôtel. Nous les avions laissées en consigne, petit local avec corde de métal qu’on peut verrouiller grâce à notre carte Pasmo.
Le trajet de Kyoto à Osaka n’est pas trop compliqué maintenant que nous sommes des Ninja des transports japonais! Mélange de métro et de train de banlieue. Je crois que beaucoup de Osakoites viennent faire un tour à Kyoto durant le week-end, le train est pas mal plein. Une petite heure plus tard, nous nous retrouvons dans cette gare ultra occupée!! Et nous comprenons que nous sommes dans la deuxième plus grande ville du pays. Ça va brasser mes amis!
Nous avons pour les 3 prochaines nuits, un petit appartement tout coquet. Très japonais. Mais c’est parfait, après avoir passé près de 11 jours dans de petites chambres, c’est bien de pouvoir avoir un peu d’espace, un frigo et une machine à laver! En fait, ça fait aussi partie de ma démarche ici au Japon, essayer tous les types d’hébergements offerts (sauf les hôtels type occidentaux beurk!).
Après un peu de repos, on attaque Osaka en grand, on se tape le château, pas Frontenac non!, le château d’Osaka!











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