Ahhhh mes amis!!! Quelle belle dernière journée pleine à Tokyo! Vraiment nous sommes chanceuses et gâtées de pouvoir vivre ces moments, découvrir de nouveaux endroits. De s’émerveiller de la beauté de l’art, de l’architecture, des us et de coutumes. Ça rend humble de voir la différence et surtout de l’accepter.
Les tokyoïtes vivent une vie japonaise bien ancrée dans des façons de faire qui, des fois, nous heurtent dans nos propres habitudes. Il est facile de s’outrer devant la différence et l’incompréhension. Mais il faut se souvenir que nous sommes chez eux. Leur endroit, leurs façons de faire. Il n’y a pas de place au jugement. Seulement une ouverture pour comprendre et accepter.
Bon, trêve de philosophie. Je vous disais que nous avions eu une journée magnifique. Laissez-moi vous raconter.
J’avais vu cette fille, sur les internets, qui disait avoir fait 3000km juste pour venir à ce musée de Tokyo. J’avoue avoir été piquée de curiosité. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que ce musée, il est à 30 minutes de chez nous! Et il semble vraiment intéressant. Je propose ça à Eve qui saute là-dessus comme un minou affamé ! …. Ben non! Mais elle est d’accord!
Il s’agit du Centre d’art national de Tokyo. Déjà, l’édifice est magnifique. Un gigantesque mur de vitre en façade. Il est vraiment long et courbé. En son centre, une sorte de soucoupe volante abrite des supports pour les parapluies.
Vous savez, les gens de Tokyo vouent un genre de culte aux parapluies. Partout on retrouve, à l’entrée de grands édifices, des supports à parapluie qui consistent en des petits casiers dans lequel on peut mettre le parapluie à la verticale et on peut barrer le casier! Vraiment!
De retour au musée, désolée de ces digressions!! Derrière la soucoupe, on voit l’entrée, genre de triangle en verre (Voir photo).
Mais nous n’avions pas fini de nous ébaubir! La mission du Centre d’art est d’héberger des projets artistiques. Contrairement aux musées qui, habituellement, ont une collection permanente. Le centre d’art n’en a pas. J’imagine qu’on peut louer ces gigantesques salles pour des projets d’expositions ou autre.
À l’intérieur, c’est grandiose. Vraiment. Le mur de verre est magnifique et on retrouve deux cônes inversés qui semblent flotter accrochés au 2ieme et au 3ieme, ils abritent un café et un restaurant. (Voir photo itou). Se promener dans ce volume est vraiment cool. Juste ça, ça valait le déplacement.
Nous avons jeté notre dévolu sur 2 expositions. La première touche principalement l’histoire de l’ouverture du Japon aux artistes étrangers à partir de 1980. Vraiment intéressant cette perspective. On a pu voir l’influence des artistes internationaux sur l’art japonais et vice versa.
La deuxième exposition, qui se déroule sur trois gigantesques salles, peut être divisée en deux grandes parties.
La première partie touche principalement la sculpture et l’art textile. Un genre de salon des artistes car plusieurs d’entre eux étaient présents. J’ai même jasé avec une artiste, en français svp. Artiste textile qui présente une gigantesque toile imprimée de motifs noirs et blancs. J’aime!
La seconde, un concours de qui aurait la plus grande toile!! Des couleurs magnifiques, des genres tellement variés et des sujets si diversifiés! Nous n’avions pas assez d’yeux pour embrasser tout cet art effréné.
Oh là là, je m’emporte! Les toiles sont pour la plupart d’artistes japonais. Plus ou moins émergents. Très intéressant de voir la vision qu’ils ont de l’art, de la vie, du futur, de la nature. Des fois, ce n’est vraiment pas rose mais ailleurs, l’espoir, la beauté, l’amour est là.
Nous avons passé tout l’avant-midi et un peu de pm dans ce magnifique centre d’art. Une belle découverte vraiment. À mettre sur votre liste si vous aimez l’art, lors de votre visite à Tokyo.
Après? Un petit glandage obligatoire dans le coin. Le quartier me renvoi un petit air de Mile end. Un peu artsy et un peu gentrifié. On se retrouve dans de belles petites rues avec de belles petites maisons toutes originales. L’idée? Aller boire un café/thé glacé dans un petit café. Quelle n’est pas notre surprise de constater que devant le dit café, il y a une performance musicale live ainsi que du slam japonais. Intéressant! Et après cette performance, on se retrouve devant des occidentaux qui jouent un petit jazzounet à trois instruments dont un thérémine (genre d’instrument bizarre qui consiste en une tige verticale et les sons varient en fonction de la position de la main devant cette tige).
Nous avons aussi comme idée de se rendre au Moon art fest. Il s’agit d’un festival dédié à la lune sis dans le quartier des friperies et des magasins hip. Nous sommes extirpées du métro pour atterrir dans un foule bigarrée, surtout jeune mais très dense.
Il semble y avoir un programme mais il est tard et nous voulons voir et souper avant tout. Au loin, on voit une gigantesque lune, suspendue au dessus de la foule. Wow! Juste pour voir ça, ça vaut le détour.
Mais la faim devient insistante. Nous devons trouver quelque chose rapido. Nous jetons notre dévolu sur ce petit resto de deux étages, qui propose une cuisine fusion japono-française.
Un petit français de Paris nous accueille, Shawn (hum, très français n’est-ce pas). Super sympa, il reste à Tokyo depuis 4 ans déjà.
Nous trinquons à notre super voyage. C’est notre dernière soirée mautadit…. On est un peu dans le déni. C’est certains qu’on s’ennuie de nos chiens, nos chats et nos crabes mais on est vraiment bien en voyage tsé.
Nous sommes très incrédules. Où sont passées les trois semaines????? On a eu beau prendre notre temps, se rappeler qu’on est au Japon, à Tokyo. Vivre la ville et la playa. Les trois semaines se sont passées en un coup de vent.
Au retour, avant de prendre le métro pour la dernière fois, nous tombons sur un festival de bière. Ils ont bien une quinzaine de bières différentes à goûter. Soudainement, mon œil s’arrête sur une de ces bières. « La brasserie Dieu du ciel, la bière Petite morale » hein????? Mais je connais ça cette brasserie! La fille derrière le kiosque me le confirmera, c’est une brasserie de Montréal! Et bien!!!
Donc retour à la casa pour la dernière fois. Nous avons fait une petite brassée hier et tout est finalement sec. Ou sec-che (prononcer sèkche).
Tout le monde se mêler avec le sec et sèche. Et je suis un peu lasse de reprendre les gens
On fait donc un genre inclusif pour ce mot: sec-che.
Donc dernier dodo, dernier petit verre de sake dans une pinte de lait. Les valises sont presque prêtes.
Demain? Départ en taxi vers la gare de Tokyo et train jusqu’à Narita. Nous partons à 17:35 le 29 septembre et nous arrivons à 17:00 le 29 septembre à Montréal. Vive les fuseaux horaires!















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