On a des déjeuners tellement bons au ryokan! Chaque jour est différent mais toujours aussi copieux et aussi ambitieux sur la petite vaisselle! Nous sommes heureuses de pouvoir compter sur ce copieux déjeuner parce qu’aujourd’hui, c’est spécial! On va assister à des matchs de Sumo, en après-midi.

Le plan? Aller glander dans le coin du stade de sumo. Y a un petit musée qui nous intrigue. Le Sumida Hokusai. Un musée à l’architecture vraiment très originale.  D’ailleurs, c’est quelque chose que je recherche au Japon, l’architecture. Déjà beaucoup de bâtisses me font penser au film Blade Runner. Sur beaucoup d’édifices, les escaliers sont à l’extérieur. Ils sont souvent protégés par des murets ou autres amenant des formes arrondies aux immeubles qui sont assez particulières. 

Pour en revenir à Hokusai, il s’agit d’un artiste de la période Edo (1750-1840) spécialisé dans les impressions sur bois. Il est le papa de la fameuse vague. Celle qu’on voit partout. Cette vague fait partie d’une suite de toiles intitulée « les 36 vues du Mt Fuji ». Donc rien à voir avec la vague tsé. Si on regarde bien, il y a un mini mt Fuji dans le fond

C’est ça l’essence de la toile! Pas les vagues! D’ailleurs, dans cette série, il y a de magnifiques et originales toiles. Figurant des scènes du quotidien avec le Mt Fuji qui veille de loin, de près selon la toile.

Une fois le tour de cette exposition faite et évidemment une petite virée dans le magasin du musée (le seul type de magasin que j’exige de visiter!) Nous commençons notre retour vers le stade. Question de se rapprocher et de luncher au alentours.

Il nous prend une folle envie de manger de la pizza ce midi. N’écoutant que notre papille italienne, on se retrouve dans ce petit resto mimi, italien mais japonais. Ils offrent de belles petites pizzas aux saveurs tout à fait italiennes.

En attendant nos pizzas, je constate qu’ici aussi, l’ambiance est au jazzounet. Depuis quelques jours, tous les restos où on va, y compris le déjeuner au ryokan, on a la même musique sympathique. Un petit jazzounet d’ambiance, très agréable à l’oreille et à l’estomac. Je crois qu’au Japon, il y a la « radio resto » et tous les resto dignes de ce nom y sont abonnés!

La pizza est délicieuse! La sauce, la pâte! On est satisfaites! Mais il est temps de rejoindre le guide pour notre activité phare de cette semaine!!!! On a hâte!

Il faut comprendre que septembre est une période importante pour le Sumo, c’est le grand tournoi. Et c’est le sport national. C’est la coupe Stanley du sumo présentement. Il n’y a pas meilleur moment pour aller voir des matchs et se faire expliquer comment ça marche.

On a rvs avec un guide juste à l’extérieur du stade. Nous sommes avec Nori. Dès ses premières paroles, je suis un peu inquiète. Elle semble avoir du mal à baragouiner un anglais plus qu’approximatif. Ce n’est pas ce que je m’attend d’un guide et certainement pas pour un tour qui nous a coûté près de 250$.

Normalement nous devrions avoir 1.5 hres d’explications, de visite au musée et autres pour bien saisir la culture du Sumo, son histoire et le protocole entourant les matchs.

On aura avec Nori que 20 minutes d’explications quasi incompréhensibles soit par le peu d’anglais qu’elle connaît ou parce que sa voix est si faible que le bruit de la route l’enterre la plupart du temps.

Je suis déjà pas contente. Mais on a nos billets pour les matchs. Il paraît que c’est impossible de s’en procurer autrement. Même les japonais ont du mal à en avoir.

Nos places sont en haut complètement du stade. Comme si nous étions dans les sièges au niveau 300 du centre Videotron (pour ceux qui connaissent). Mais c’est pas grave! C’est juste qu’on sait pas comment ça fonctionne… le guide nous a rien dit tbnk….. chu pas contente les amis.

Saviez-vous qu’un match ne dure que quelques secondes? 30 secondes en moyenne. Rapide et expéditif. Pas compliqué: le premier qui réussi à sortir l’autre du cercle. Un mini cercle pour ces mastodontes. Ou bien le premier qui réussi à mettre l’autre à terre. Dans les deux cas, il gagne le match. Pas de 2 dans 3, non non, un match, bing bang, t’es out!

Mais tout l’intérêt se situe avant le match.

  1. Les gars arrivent sur le plateau. Celui ci est encerclé par une espèce de bande qui est la limite externe du plateau et à ne pas dépasser sinon out! Les gars sont face à face mais en retrait.
  2. Ils commencent par se mettre en crapaud, monter un jambe sur le côté, monter l’autre jambe et avancer un devant l’autre tout en frottant les pieds sur la terre. Ils se mettent en crapaud encore, montent une jambe et puis l’autre. Là tu te dis que ça va commencer. Ben non!
  3. Ils se relèvent, se claquent la bedaine une fois ou deux en retournant dans leur coin. S’essuient la face, les tsours de bras et la bedaine. Prennent une poignée de sel qu’ils lancent sur l’arène et reviennent un devant l’autre dans le centre de l’arène en se tapant la bedaine encore.
  4. Ils se mettent en crapaud et soudainement, paouuuf!! Ils se rentrent dedans comme deux joueurs de football américains. Ça fesse les amis! Même de loin on sait que ces mastodontes sont tellement puissants, personne d’autre qu’eux pourraient supporter cette pression soudaine.
  5. C’est là que tout se joue en quelques secondes. On a compris que plus les gars ont de l’expérience, plus le match dure. Bon… tout es relatif. Plutôt que de durer 15 secondes, le matche dure 40 secondes!

C’est tout de même fascinant de regarder ces matchs. Tellement ritualisés. Le stade est tout de même tranquille. Rien à voir avec la lucha libre à CDMX (selon Eve) ou même les Remparts à Québec. Mais venant d’un peuple si discipliné, on est pas surprise.

Jusqu’à ce que une petite madame, juste à cote de nous, sorte sa bannière et commence à crier un nom. Je la regarde, elle me dit:  » my son! ». On commence à crier pour son fils! Évidemment! Mais il a perdu…. en 10 secondes genre. Mais la dame était vraiment contente que nous l’ayons encouragé. Elle nous a payé des cafés froids et elle a donné un éventail à Eve!!!!

Mais je suis vraiment fâchée. J’ai l’impression de m’être fait fourrer complètement. J’écris à la compagnie qui fournissait le tour guidé. Nous finirons pas avoir un remboursement partiel. Ce qui est ok compte tenu des circonstances. Avoir des billets pour le tournoi, c’est déjà exceptionnel et je le reconnais. Nous sommes juste déçues de ne pas avoir eu les explications adéquates pour comprendre ce qui se passait

Bon… Il faut en revenir et revenir aussi à notre merveilleux Ryokan. En profiter car c’est notre dernier soir….

Demain, déménagement dans un autre quartier. Ben hâte de voir!

La vague
Le Mt Fuji veille au loin
Le musée Sumida Hokusai
Autre oeuvre
Un sumo
Match
Vue de notre place

Une réponse

  1. Merci Caro!

    Ton récit de voyage me fascine à chaque jour j’ai hâte de repartir avec vous deux . Le images de vagues au mont Fuji même si on l’a vue très souvent depuis ma tendre enfance on ne se tanne pas. Bonne suite . Claire

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