On a décidé qu’il fallait partir tôt parce qu’on a une grosse heure de route.
La Cathédrale de sel (Catedral de sal) se trouve dans le village de Zipaquirá. La route se fait à travers la campagne, le long des montagnes, de la cordillère orientale des Andes.
Il s’agit d’une lieu très pieux. Ça je le savais pas! Disons que je me doutais que nous allions dans un lieu empreint de religiosité, le nom le dit n’est-ce pas. Mais on parle ici d’une niveau olympique de la religion!
Nous sommes allés rejoindre la sœur de Mauricio chez elle car elle a une auto et elle nous accompagne. Une petit bout de femme très énergique, comme son frère, et très croyante. Elle est belle à voir avec sa foi qui semble la combler d’une si grande joie.
La foi me fascine. J’avoue que des fois, j’aimerais bien l’avoir. Malheureusement je n’ai pas ça en moi. Mais voir quelqu’un comme Kathy être si bien et heureuse avec la sienne, je trouve ça vraiment cool. C’est un état que je ne connais pas et qui m’intrigue vraiment!
Alors une grosse heure à papoter en anglais pour Kathy, en français avec Mauricio et en espagnol les quatre ensembles! Je viens toute mêlée dans mes langues et je fais des amalgames assez intéressants! Par exemple: Alright! Vamos tout le monde!
On arrive à la cathédrale et Kathy et Mauricio décident de ne pas venir. Ils préfèrent aller glander et Kathy est claustrophobe.
Mauricio semble un peu inquiet mais je le rassure, ça fait tout de même 2 mois qu’on se débrouille toutes seules comme des grandes en espagnol. Pas de problème mon ami!
Alors commence cette descente, pas en enfer, mais bien dans un monde hallucinant! Le sel, dans cette région, est exploité depuis plusieurs centaines d’années. Et graduellement, la mine s’est créée.
Elle a trois niveaux qui représentent les différentes époques d’exploitation. La Cathédrale se trouve au deuxième niveau, à 200 mètres sous la terre.
Mais je vous rassure, les plafonds sont hauts!! C’est même impressionnant de voir ces gigantesques salles, corridors, aussi grands et élevés. On peut imaginer qu’on pourrait construire à certains endroits des édifices de 3-4 étages! Et les traces, les marques sur la roche nous rappelle que ces galeries ont toutes été creusées à main d’homme! Avec des outils puissants oui, mais tout de même à main d’homme!
Ça rend humble.
On nous a remis un petit émetteur à l’entrée afin de pouvoir écouter les informations des diverses stations dans la mine.
Et c’est là que je réalise que nous allons faire un chemin de croix! C’est ce qui a été construit dans cette Cathédrale. Toutes les stations de la passion du christ sont sculptées dans le roc et le sel. Des croix énormes, représentées différemment en fonction de la station. Des lumières pour agrémenter le lieu et des prie dieu… pour… ben… prier dieu.
On a aussi des explications sur la mine en question. Un peu. Ça m’inquiète parce que c’est réellement ça qui m’intéresse.
Nous cheminons tranquillement. À la fin des 12 stations de la passion, nous découvrons de gigantesques salles, des chapelles qui ont plus la dimension de grande église. Des lustres majestueux et des sculptures ornent ces lieux!
L’information que je recherche, je l’aurai par un film qui nous est proposé dans une belle grande salle de cinéma. N’oubliez pas, tout ça, c’est sous terre, dans une mine de sel!!!
Le film, en 3d, raconte la formation de ces gisements de sel, de son exploitation comme avec Jay-C (Jésus) et qui se poursuit encore aujourd’hui dans une troisième galerie, plus profonde. L’exploitation se fait maintenant par injection d’eau pour diluer le sel et créer une solution saumâtre. Cette solution est remontée à la surface et, par la suite, l’eau est évaporée. Ingénieux!
Cette visite est très impressionnante et vaut le déplacement!! Se promener de galeries en galeries, dans ce monde sous terrain est une expérience à ne pas manquer. Pour ceux qui se disent que l’air doit être bizarre et qu’on doit être un peu claustrophobe. Voici: l’air circule très bien, il est frais comme à la surface. Pour ce qui est de la claustrophobie, c’est certain que chacun la vit différemment. Mais tout est tellement grand, je n’ai ressenti aucune oppression.
Nous avons retrouvé nos deux comparses à l’entrée et nous avions la dalle. Kathy et Mauricio avaient déjà leur plan pour le lunch du midi! Il faut comprendre que le tout Bogota se retrouve dans cette région les fins de semaine. Il y a plein de beaux petites villages autour.
Nous nous rendons donc dans le village de Zipaquirá pour un burger au resto Brutal! Délicieux!
Mais ça ne se termine pas là, nos deux zigotos nous amènent à Tabio, un autre village tellement mimi, pour le dessert!
Le glandouillage dans ces villages coloniaux est merveilleux. Tout est beau et tellement fascinant. De l’histoire à plein partout!
Mais il faut commencer à penser au retour. La circulation vers Bogota est lourde. Nous mettrons un gros deux heures et plus pour revenir à la maison. Mais avec du bon Harmonium dans le piton, on est ok!! Vous saurez que Mauricio adore Harmonium! Un homme de goût!
À l’arrivée, nous devons préparer la lasagne de Mauricio pour le lunch de demain. Sa femme part pour 10 mois au Québec. Il viendra la rejoindre en avril. Il veut lui faire un lunch de famille et faire sa légendaire lasagne pour l’occasion.
Nous serons dans la cuisine de 20:30 à 23:00 approx. Mais la lasagne, une recette typique italienne, est faite et prête à chauffer demain!
Quelques anecdotes pour terminer cet article:
En Colombie, on dit que les dos d’âne c’est la « policia acostada » (une police couchée) et les plus gros dos d’âne, c’est un général.
J’ai remarqué que seuls les conducteurs motocyclistes portent un casque. Les passagers n’en portent presque jamais. Il semble que pendant la période de Pablo Escobar, le passager n’avait pas le droit d’avoir de casque car souvent, les assassinats étaient faits par les passagers de moto. En ayant pas de casque, ils perdaient l’anonymat du méfait. On peut penser que cette habitude est restée.
L’heure de pointe en Colombie se dit: hora pico.
À Bogota, un règlement a été mis en place pour essayer de diminuer le traffic. En fonction du dernier numéro de la plaque et le jour du mois. Une numéro de plaque paire peut rouler les jours paires et vice versa. On appelle ça: Pico y placa.
Demain? Museo de oro, lunch familial et début du grand retour!!











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