On a deux jours pour prendre ça ultra molo avant la grande traversée de nuit et la capitale de la Colombie, Bogota.
Il faut prendre des forces tsé! Et on aime nous les jours sans rien où on découvre plein de choses insoupçonnées parce qu’on glandouille n’importe où.
En plus on est la fin de semaine, tout le grand Pereira et Armenia (les deux villes à proximité) veulent échapper à la ville et venir se ressourcer à la campagne.
Un peu comme quand les gens de Montréal vont à Saint-Sauveur dans les Laurentides ou les gens de Québec vont au Lac Beauport. Vous voyez le topo? Stratégiquement, on savait que ces jours seraient muy muy ocupados. C’est pour ça aussi qu’on a fait les tours pendant la semaine. Stratégiques les filles n’est-ce pas?
Pour l’occasion, le square, la place centrale de la ville, est fermé à la circulation. À l’exception des jeep wrangler qui font encore la navette entre la vallée de Cocora et d’autres sites. Toute la journée, une parade incessante de jeeps colorés et de gens accrochés au toit.
Plus la journée avance et plus y a du monde! Ça brasse, la musique partout et les gens qui flânent et se prennent une bonne petite cerveza sur la terrasse.
Nous avions gardé pour cette journée quelques activités: l’ascension vers un mirador et aussi la rue qui y mène, très touristique. On dirait la rue St-Jean (dans le vieux). Elle est bondée! Mais on trouve tout de même quelques petits magasins intéressants, des artisans, des objets originaux et des vêtements magnifiques. Pas de place Cawo dans ta valise!! Ok ok ok!
C’est agréable de glandouiller tout de même sur cette rue. De croiser tout pleine beaux chiens qui se promènent sans laisse partout. En fait, la ville est pleine de chiens, je dirais même que la Colombie est pleine de chiens.
Ils sont de toutes les races. Tous habitués aux gens, aux autres chiens et aux autos! C’est vraiment fascinant de les voir vivre si librement. (On avait vu ça aussi aux Philippines). La plupart ont un collier mais certains non. Le plus difficile? S’empêcher de les flatter, surtout ceux sans collier. Des fois, pas le choix, on le fait… ils sont tellement beaux!
Une fois au bout de la rue, des escaliers. Une grosse centaine facile. Argghhh! On dirait que je ne suis pas encore remise des marches maléfiques du trek de Banaue. Mais nous sommes curieuses de voir la vue tsé. Alors n’écoutant que le courage de nos mollets, on se gravit les escaliers au plus motadit!
À l’arrivée en haut, nous sommes accueillies par une dame qui vend de l’eau. Pas folle la madame! Mais nous on est équipées, merci! La vue est belle, on voit bien la ville, sa petitesse confortable. Et les montagnes environnantes.
Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la Cordillère des Andes. En Colombie, elle se sépare en trois cordillères: occidentale, centrale et orientale.
À Salento, nous sommes en plein dans la cordillère centrale, dans une vallée, à 1895 mètres d’altitude. Demain nous serons à Bogotá, dans la cordillère orientale, à 2600 mètres!
C’est facile d’oublier que nous sommes dans une des plus majestueuses chaîne de montagne au monde! Et aussi que nous sommes en Amérique du Sud! Malheureusement, nous ne sommes pas dans l’hémisphère sud encore, les constellations sont comme chez-nous.
Revenons donc à notre mirador. C’est beau de voir ces montagnes, de voir les nuages se reposer sur elles. Nous restons assises à regarder ce ballet (ie les nuages sur les montagnes) pendant un certain temps. Question aussi de reprendre notre souffle…
Nous devons aussi aller à la station d’autobus pour valider l’horaire des bus allant à Armenia. C’est là que nous prendrons l’autobus de nuit pour Bogotá. Le terminal est à l’entrée du village, une petite marche de 10 minutes.
Tous les 15 minutes jusqu’à 21heures! 16500 pesos. Parfait! Muchas gracias señor! C’était le seul moyen de savoir. Aller sur place. Pas moyen autrement.
Au retour, on se découvre un petit café. Le Kairos. Tout mimi et joli, on se prend une petite table et je me fais une petite dégusse de café. Tranquilo. Tout en regardant les gens passer. Toujours cool ça!
Finalement la journée passe comme ça, tranquillement.
Je remarque que les chantiers sont tous ouverts et je me souviens ce que Santiago, le guide de la finca, m’a dit. Quelque chose comme: de sol a sol. Du lever du soleil (6hres) au coucher du soleil (18hres). Du lundi au samedi. Congé le dimanche seulement. Grosse semaine de travail!
Nous poursuivons cette session de chillax le dimanche. Jour de repos pour tous, même les voyageuses tsé!
Nous avons bien quelques poutines administratives à faire en matinée afin d’aligner nos cossins dans nos valises, les fermer bien comme il faut et aligner aussi notre sac à dos avec tout le nécessaire pour l’autobus de nuit: veste, paréo (comme couverture additionnelle), kit électronique et tout le bataclan. Vous voyez le topo.
Nous n’avons pas vraiment envie de quitter ce bel hôtel si confo. Cette vue incroyable sur les montagnes. Ses gentilles madames qui nous servent le déjeuner et les multiples cafés. Pas du tout le goût. Mais il faut ce qu’il faut.
Nous laissons nos valises en consigne à l’hôtel et partons à la découverte du dimanche à Salento.
Pour le lunch, nous avions déjà jeté notre dévolu sur le seul resto colombo-hébreux du village. Oui! Y a des juifs orthodoxes (je crois) au village. Ils ont un lieu que je crois être de prière et de rassemblement et aussi un restaurant.
On y propose un menu hébreux et un menu colombien. Je suis surprise de voir au menu du cerdo (porc). Messemble que l’alimentation casher/juive exclue le porc non?
On va pour le colombien parce que c’est tout! C’est excellent! Hormis les écritures en hébreux partout dans le restaurant, il n’y a pas de différence avec un autre resto.
Par la suite, magasinage de dernière minute pour des souvenirs et des cadeaux. On remonte la rue commerciale car au bout, on trouve un bar, au deuxième étage. Il surplombe la rue et la ville. Cool pour faire une bonne session de checkage de monde.
Passé le temps dans diverses mini activités pas très intéressantes pour vous. Mais on finit par devoir aller chercher nos valises à l’hôtel. Prendre un dernier repas à la foire alimentaire qu’on aime tant. Et aller au terminal de bus, à 15 minutes de marche du centre.
Les trottoirs sont très inégaux, c’est intéressant avec nos petites valises carry on. Mais elles ont vu bien pire! Au camp de vacances au Japon et au repère des français aux Philippines. Dans les deux cas, nous avons dû marcher près de 30 minutes en faisant rouler les valises sur une chemin de terre bien magané.
Nous sommes dans le file pour l’autobus (plus une mini bus) vers Armenia. On se retrouve à mémérer avec deux jeunes français, en stage en Colombie pour 4 mois, étudiants de l’institut Paul Bocuse! Ils étudient en gastronomie. L’an prochain, c’est 8 mois au Japon qu’ils feront!
Ils sont gentils ces deux garçons, on (moi) jase avec eux pendant le trajet et aussi à la gare d’autobus. Ils partent une heure avant nous.
Je vais vérifier le billet acheté en ligne. Tout semble en ordre. Le monsieur me dit qu’à 22:00, je saurai le numéro du véhicule. Notre autobus part à 22:30. Nous devons arriver à 6:00 à Bogota.
La nuit va être longue je le crains. Je n’arrive jamais à dormir en autobus, ni dans aucun autre transport d’ailleurs.
L’autobus arrive enfin. Nous devions avoir un autobus à 2 étages et avec des banc avec appui pieds ajustables. Nenni! On se retrouve avec un autobus ordinaire… les sièges juste un peu plus confo.
Il fait vraiment froid dans l’autobus. Ils sont fous avec la clim!! Je sors tout, veste, paréo, col. J’espère que je pourrai dormir un peu. Mais je crois que la nuit va être longue….
Finalement, la nuit n’a pas été si longue… nous sommes arrivées à Bogota à 4hres du matin!! Pas à 6hres tel qu’annoncé sur mon billet!
On a 2 heures à tuer dans la gare…. On peut pas arriver chez Mauricio à cette heure!
Commence le défilé des gens qui arrivent et partent. Deux heures.
On a fini par y arriver chez Mauricio! Un gentil monsieur qui nous accueille les bras ouverts chez lui pendant 3 jours!! On en a de la chance! Vivre chez un Bogotais! Bogotien? Bogoton? Il nous présentera sa ville, ses coins préférés et tout! Génial!











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