Nous voici donc à Santa Marta, petite ville côtière, qui selon les divers blogs/posts/stories de voyageurs, n’est qu’un pied à terre pour aller ailleurs.
J’ai ben hâte de voir ça, nous avons un jour et demi à passer ici et je suis certaine que nous trouverons des belles activités à faire pareil!
Mais commençons avec le commencement avant de finir avec la fin svp, un peu de discipline!
Parce que ce matin, nous avions un rvs bien spécial, à l’aube d’avant l’aube. Avec qui motadit Cawo????? Avec les oiseaux!
Avant de quitter Minca, nous voulions absolument en connaître un peu plus sur la gente aviaire. Question de savoir de quoi on parle un peu tsé.
Alors le cadran nous réveille brutalement à 5:15. Nous avons rvs avec le guide à 6:00 tappant à 5 minutes de l’hostel. Il fait noir quand on sort dehors et un peu frais ma foi. À part avec la clim, c’est la première fois depuis belle lurette qu’on sent une petite fraîche aussi significative. J’aurais peut-être du mettre ma veste??
On se retrouve avec 5 autre voyageurs. 3 françaises et un couple d’allemand je crois bien. Je vous dis, les français sont partout tout le temps!!!!
Nous passerons 3 heures avec Juan à écouter, voir, casser notre cou aussi. On nous a prêté des jumelles. C’est très bien!
Les oiseaux, au début, se font attendre. Je vois bien que Juan en arrache et il n’est pas content. Jusqu’à temps qu’il entende un faucon et là, tout s’explique.
On change de spot. Nous marchons dans un sentier bien couvert et bien touffu. Déjà d’être dans cette belle nature, c’est vraiment bon.
Au total, nous aurons tout de même vu un bel échantillon d’oiseaux de la Colombie:
Les toucans, toujours tellement impressionnants à voir en nature. Je me demande toujours comment ils font pour voler avec un bec si proéminent.
Les oiseaux mouche, il y en a une multitude, de toutes les couleurs irisées de l’arc en ciel. Nous en avons même découvert un qui n’est habituellement pas dans la région. Notre guide, Juan le passionné, était dans tout ses états. Il a même appelé son ami pour lui raconter la découverte. C’était mimi.
Mais pour moi, la découverte, ce sont les Oropendula. Ces oiseaux magnifiques, gros comme des corneilles peut-être. Ils sont noir avec une queue et un bec d’un jaune scintillant. Ils ont les yeux bleus. Ils sont magnifiques, je le redis.
Ce qui est encore plus magnifique, c’est leur nid. Ils érigent leur nid au bout des branches, en tissant les tiges d’herbe séchées et en laissant pendre le nid. Ces fascinant de voir un arbre abritant les nids de cet oiseau.
Et le encore plus magnifique du magnifique, quand ils ne sont plus confortables dans un arbre, le mâle prend le nid autour de son cou et le déménage ailleurs!! C’est fou! Un oiseau sacré pour les autochtones de la région, je comprend pourquoi! Quel animal ingénieux!
Trois petites heures de marche à l’aube, ça creuse l’appétit et il est déjà 10:00! Le check out est à 11hres. Nous retournons au même petit resto de desayunos d’hier. C’est trop bon: œufs brouillés avec tomates, oignons, chorizo avec arepa et café.
Sur le chemin vers l’hostel, je croise un taxi et je lui demande: cuanto costa Minca a Santa Marta? 60 000 peso (20$)
Bah! Au yâbe la dépense! Au lieu de se taper un petit autobus bien rempli et bien chaud, avec nos sacs et valise sur les genoux. Devoir prendre un taxi en arrivant au mercado ou bedon marcher au très gros soleil plombant pendant 15 minutes jusqu’à l’hostel. Ben finalement, j’ai opté pour la facilité. Et puis, c’est toujours cool de mémérer avec un monsieur de taxi!
On a bien fait! Omg, la route pour se rendre à Santa Marta est tellement sinueuse et abrupte. Je vous dirais que c’est la même que nous avons prise pour nous rendre mais en montant, messemble que c’est moins pire. Je suis contente de ne pas avoir pris l’autobus. Si les chauffeurs ont tous le style sportif du chauffeur qu’on a eu l’autre fois, je n’aurais pas survécu!
Arrivées à l’hostel Blue House. Vraiment mimi et confo. Je le recommande.
On est à un jet de pierre de la mer. Du boardwalk et dans le centro historico. Parfait!
Je nous dégote un petit café mimi, sur une magnifique terrasse boisée. On doit attendre pour notre chambre et j’en profite pour écrire l’article d’hier tout en sirotant un café latte glacé.
La ville est endormie. On est dimanche tsé. Jour du seigneur ou du repos selon son allégeance. Le taxi man me disait que les gens qui travaillent le dimanche sont payés temps double. En tout cas, c’est significatif dans le monde latino américain. Le dimanche, tout est fermé. Ça donne une drôle atmosphère à la ville. Mais on sait d’expérience que demain, ce sera totalement différent.
On glandouille tranquillement. Nous tombons sur une rue plus animée, une rue de restaurants et de bars. Ça tombe bien, j’ai le goût d’un petit apero. Question de voir les gens glandouiller devant nous. En passant, nous voyons un resto mexicain qui annonce de la poutine dans son menu. Et bien!!
Les madames, jeunes ou moins jeunes, sont toutes dans leurs habits du dimanche. Échancré, bien serré sur le corps, très court, très transparent, très tout finalement. C’est intéressant le cortège qui passe devant nous. Les gars? Comme d’habitude….
Après ce petit divertissement arrosé, nous décidons qu’il est temps de nous sustenter un peu. Par là, il y a un resto qui offre des plats qui semblent être typiquement colombiens. Il faut dire que nous sommes sur une rue un peu touristique, l’authenticite, y en a pas beaucoup.
Le resto propose des salchipappas. Première fois que je vois ça depuis notre arrivée en Colombie. On dirait un poutine colombienne, avec fromage râpé, laitue, salsichas et chorizos. Manque la sauce mais tout de même, c’est intéressant.
Il faut que je parle du bruit. Du niveau de bruit colombien. Cette nation est loud. Tellement loud. Principalement avec la musique. La salsa partout, des hauts parleurs partout, dans le piton tout le temps. C’est assourdissant de musique et de cacophonie musicale. On dirait qu’un commerce ne peut exister ou n’existe pas sans cette musique tonitruante. Des fois, par dessus la musique, y a un gars qui fait des annonces avec un micro. Le menu du jour, les fruits ou légumes à vendre, les spéciaux. C’est fou!! Et c’est partout comme ça!
Dans le petit village de 3 rues de Minca, quand nous sommes parties faire l’observation d’oiseaux à 6hres, il y avait encore un bar (une terrasse) qui avait sa musique dans le piton. Tout le voisinage se tapait les beats latino commerciaux! La nuit n’était pas finie. Une nation loud je vous dis!
Nous découvrons une Santa Marta pas mal plus jolie que ce qu’on laisse entendre sur le Web. La ville vaut la peine d’être glandouillée. Nous passons, pour terminer la soirée, par le bord de mer, le board walk. Il est tellement vivant à cette heure, 20:00. Les gens en profitent, il y a un bon vent, le soleil fait dodo, un répit de chaleur. Et l’ambiance est à la joie. On sent les gens biens et contents. La mer est belle, des bateaux au loin et cette île qu’on voyait à Taganga. Là on la voit de plus près et de l’autre côté. C’est cool
Demain? On va au mercado publico, et aussi on va voir le repère de Simon Bolivar! Je vous raconterai!
Ah oui! Pourquoi le titre « la nature à gagné »? Ben j’ai les jambes remplies de piqûres!! Une bonne cinquantaine certainement! Je savais bien que c’était impossible que moi, le premier prix de randonnée dans le bois (pour les moustiques), je n’aurais aucune piqûre alors que la plupart des filles que j’ai vues avaient les jambes pleines! J’espérais, j’espérais. Mais voyons, je rêvais en couleur!!










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