Nous faisons le plein de vert mes amis. Et c’est tellement bon! Nous avions le goût de plus de vert encore.
Les villes et les plages, y a pas grand vert. Le soleil plombe. La luminosité est aveuglante.
Dans le vert, à l’ombre, une petite fraîche reste toujours. Nos yeux prennent une pause. Ils s’ouvrent grand. Ça fait longtemps, ça fait du bien.
Nous avions décidé d’aller à pieds jusqu’à une cascade, la cascade Marinka. Pas la plus populaire mais une des plus belles du coin.
On est samedi, on attend mucho mucho gente de Santa Marta. Une ville à 30 minutes d’ici, sur l’océan. Minca, elle, est dans les montagnes. Dans la chaîne de montagnes Sierra Nevada. Les Santa Martais aussi veulent du vert.
Donc, on est samedi, il faut partir un peu tôt. Si non, il y aura foule et chaleur.
N’écoutant que notre courage et notre cadran, nous sommes dehors à 7:30 pour le déjeuner. Y a un petit resto sur notre chemin. Un resto typique qui sert des desayunos typiques itou: patacones con chorizo et arepas con huevos, tomatos, cebolla y chorizo. Vraiment bon, vraiment efficace.
Mais aussi sur le chemin, y a cette petite boulangerie française, tenue par un français (oui je vous dis, ils sont partout!). On y sert du bon café. Pas le choix, je m’attrappe un latte pour la route! J’en ai pas eu beaucoup en Colombie du bon café…
Let’s go!! Nous débutons notre ascension vers la cascade. Une petite heure de marche sur le chemin. Un chemin de terre assez cabossé d’ailleurs.
Plus on avance et moins on trouve de maison. La forêt tropicale se densifie. Quelle merveilleuse nature! Tellement pleine. Les arbres s’empilent les uns sur les autres.
On sent un léger parfum de fruit, mélange de banane non mûre et d’une céréale quelquonque. Difficile de déterminer. Mais j’aime cette odeur. Très fraîche et nourrissante on dirait. Et je regarde par terre. Il y a une multitude de petit fruits verts, gros comme des prunes rouges, écrasés par terre. Ils tombent des arbres avoisinants. C’est ça l’odeur que je sens. C’est bon la nature.
On mémère, on mémère Sacha et moi de tout et de rien tout en marchant tranquillement. La bouche béate d’admiration devant une telle luxuriance.
Je vous dis, les filles, elles sont contentes! Nous n’avions pas remarqué à quel point ça nous manquait! Je dis à Sacha: « eille, on aurait pu la courir cette trail! ». Elle me regarde avec des yeux qui disent « Es-tu folle! Pas dans cette chaleur/touffeur!! » Elle a raison, il fait déjà tellement chaud et humide. Pas beaucoup de mouvement d’air pour nous rafraîchir.
Et soudainement, nous tombons sur ces gigantesques bosquets de bambous! Wow!! Je ne saurais dire pourquoi mais les bambous me fascinent. Un arbre pas arbre, tellement solide, pourtant constitué d’un tube, le centre vide. Et ils poussent en tapons bien serrés. Facile de les voir de loin, ils ont un feuillage très distinctif. Un tapon froufroutant. Vous voyez ce que je veux dire?
Le bambou est tellement solide qu’il sert d’échafaudage dans plusieurs villes asiatiques, comme à Honk Kong, où j’ai vu des échafaudages de dizaines d’étages en bambou!!
Revenons à nos bosquets. Ils sont tellement beaux et gros. Ils sont tellement denses que l’ombre dessous est plus fraîche. C’est vraiment bon et cool.
Nous poursuivons notre petit chemin tranquillement. Et après quelques montées plus abruptes (dans lesquelles nous avons l’impression de nous diluer tellement nous suons), nous arrivons à l’entrée de la cascade.
Hola!! 16 000 pesos para persona. Je suis surprise, j’avais lu 10 000 pesos sur un blog pas mal récent (le mois dernier genre). Bah, c’est pas tellement grave. Mais je me dis aussi qu’il ne faut pas trop se fier aux récits des voyageurs finalement. Il semble bien que les prix changent régulièrement.
Le site est divisé en deux secteurs: cascade 1 et cascade 2.
Nous décidons d’aller voir la #2 en premier. Elle est joli et assez haute tout de même. Pas beaucoup d’espace pour la baignade et il semblerait que l’eau est particulièrement fraîche.
Moi je n’ai pas envie de me baigner alors c’est Sacha qui se sacrifie et qui teste les eaux.
Une fois les photos obligatoires faites, nous allons la cascade 1. Celle ci est déjà investie de plusieurs personnes. Le site est plus large et le bassin au pied de la cascade est baignable.
J’admire l’esprit de sacrifice de Sacha qui, encore une fois, teste l’eau fraîche mais bonne. Elle y reste d’ailleurs un bon moment. Une sirène je vous dis cette fille!
Et moi pendant ce temps? Je me suis dégoté deux français avec qui mémérer. Ils sont vraiment sympa et nous ont promis des références pour Salento, ville où nous serons dans 5 jours.
Après cette baignade/mémérage, il est temps de rebrousser chemin.
Le retour est tout aussi agréable vraiment, à la différence que nous avons un petit vent de face! Ahh!! C’est pour ça, tantôt, nous l’avions dans le dos!! Donc pas de vent.
Autre grande différence: l’afflux de gens. À pieds, en moto, en auto, en jeep. Toutes les façons possibles mais tous vers un lieu: les cascades. Encore une fois, nous avons bien fait de partir tôt!
Personne ne pourra avoir une photo seule dans la cascade comme celle que j’ai réussi à prendre de Sacha. Vraiment ce ne sera pas agréable! Fiou! Bon instinct les filles!!
Nous repassons devant les bosquets de bambous et nous sommes complètement conquises. Mais il faut continuer. Nous ne sommes pas seules les amis! Il y a du moustique en tbnk ici!
Nous avons évidemment mis du chasse moustique en partant. Mais je suis surprise de ne pas voir aucune piqûre sur mes jambes. Je dois me rappeler que souvent, sur moi, les piqûres apparaissent le lendemain… alors y a rien de gagné.
J’ai vu des filles aves les jambes complètement couvertes de piqûres. Ça me donne des frissons de réaction type allergique! Sacha et moi sommes vraiment populaires dans le bois. Des proies de choix. Alors je suis perplexe de l’absence de piqûre…. on verra.
Retour au village. Nous sommes très heureuses de notre belle marche. Nous avons mérité notre lunch. On se dégote un autre petit resto typique comida del día. Et on se promet un bon chill par la suite.
Nous avons envie de vivre ce petit village tellement sympa. Aller d’un café à un autre pour voir comment ça se passe la vie ici.
La soirée promet d’être assez mouvementée aussi. C’est samedi après tout! Déjà, dans la petite église pentecotiste près de notre hostel, on peut entendre une musique tonitruante, pleine de batterie et de guitare électrique! Je m’approche pour voir un peu. Il s’agit bien d’une messe, avec deux femmes comme pasteures. Et un groupe qui joue une musique un peu rock. L’église est pleine. Il est 19:00.
On entend aussi du gigaboum en masse, de partout. Beaucoup de bamboula en perspective! Nous? On est tranquilles.
Demain nous partons pour Santa Marta. Je ne sais pas ce qui nous attend là-bas. J’ai lu des commentaires assez mitigés sur cette ville.
Mais avant de quitter, nous irons observer les oiseaux à l’aube, avec un ornithologue. J’ai hâte de connaître le nom de certains oiseaux déjà observés!










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