Ah je vous dis que ce voyage d’hiver nous magane un peu. Là c’est Sacha qui est un peu sur le popotin présentement.

Mais ça s’améliore, merci de demander! Elle a mangé aujourd’hui, un peu de yogourt et aussi une soupe.

La grande nouvelle, c’est que ma best, Eve-Marie est enfin arrivée!!!!! Hier soir tard! Vers 22:00. Qu’à cela ne tienne, on s’est pris quelques petites coupes de vino tinto pour célébrer et la décrinquer aussi! Je lui avais organisé un pick up avec Alejandro, celui là même qui était venu nous chercher à l’aéroport. Ça fait une arrivée smooth à cette heure du soir, surtout quand on est seule.

C’est le seul événement significatif de la journée d’hier, malheureusement. Avec la belle grande malade, maman n’avait pas vraiment envie de s’éloigner. Juste la poutine nécessaire: médocs et carte sim pour la grande. Repas dans un petit resto vraiment sympa pour la maman.

Mais Eve et moi, nous nous sommes reprises aujourd’hui! Nous avions un tour de ville, gratuit!

On a fait ça aussi au Mexique dans plusieurs villes. Voici le principe: le tour est officiellement gratuit et les guides n’ont pas de salaire. En fait, ils sont dépendants de ce que les participants leur donneront comme tip.

Les guides sont ultra motivés. Ils sont bons et drôles et ont une excellente connaissance de leur ville. Plus ils captivent les gens plus ils risquent d’avoir du bon tip! C’est logique et c’est win-win!

Il faut aussi faire attention pour ne pas utiliser une plate-forme d’agence qui sous-traitent aux petites compagnies. S’ils sont pas payés ces guides, ils doivent tout de même payer la plate forme. Malheureusement, c’est ce que j’ai fait mais je savais pas ça. C’est pour ça que j’en parle. Donc méfiez-vous des sites qui présentent des free tours dans plusieurs villes/pays. Ce n’est pas un site local.

Alors Cawo, c’était comment le free tour de Medellín ?? Omg!! Le gars, Herman, il était extraordinaire! Vraiment! Un ancien prof, devenu agent de call center devenu guide passionné, depuis 7 ans. Il a vraiment un façons de capter l’attention des gens, il est très bon conteur et très théâtral.

Un latin qui parle avec le corazon finalement tsé!

Au moins un très gros 3 heures de marche et d’histoire à travers le downtown Medellín. Celui-ci, contrairement au downtown CDMX par exemple, est exempt de monuments et surtout d’architecture historique. Nenni! Pas à Medellín!

Les conquistadors sont venus, ils ont planté deux églises et sont répartis dare dare.

Mais porque Cawo??? Y a pas d’or dans le coin….. alors les gens ont continué de cultiver la terre jusqu’au moment où une drogue, commençant par C, est devenue vraiment intéressante. Et ce n’est pas celle que vous pensez car on est au début du 19ieme siècle. Allez, faites bouger vos neurones! Quel autre C a conquis le monde avant le C maléfique?

Ouiiiiiiiii!! Le café!! La Colombie est renommée pour le café aussi vous vous souvenez?

Boum économique pendant une centaine d’année. Medellín s’est mise à croître. Un chemin de fer à poussé dans cette période aussi!

Mais l’autre C est arrivé et a tout brisé. Pendant au moins près de 20 ans, la terreur des cartels et son grand chef, qu’Herman surnomme Voldemort car personne en Colombie ne prononce son nom.

Il nous a raconté, Herman, que quand il avait 6-7 ans, il craignait pour la vie de ses parents. Plusieurs de ses amis ont perdu les leurs pendant cette période d’ailleurs. Des bombes, des enlèvements, des familles obligées de travailler pour le cartel et décimées. La terreur tous les jours pour aller à l’école. L’enfer vraiment.

Tellement l’enfer que tous les Colombiens de cette génération et plus vieilles ne veulent pas parler de cette période ni de son chef, Voldemort. Comme un amnésie collective. À un point tel que les plus jeunes générations ne savent pas ce qui s’est passé réellement pendant cette période. Apprennent l’histoire par le truchement de Netflix et les soap opera. Et finalement Voldemort devient comme un idole pop culture!

Son visage se retrouve sur les t-shirt et toutes sortes de cossins. Y a des tours pour les touristes avec le thème de Voldemort. Pas que ce soit mal, mais il faut se rappeler que Pablo Escobar, c’est un criminel. Il a tué (de près ou de loin) des dizaines de milliers de gens, semé la terreur dans tout le pays. Son empire s’est effondré comme un château de cartes au moment de son assassinat.

Ça veut pas dire que le traffic de cocaïne est terminé, non! Même que la business est plus forte que jamais. Mais il semble bien que le gouvernement a des idées de décriminaliser le traffic, surtout les cultivateurs de coca, pour les sortir de ce cercle vicieux illégal.

La ville est vraiment intéressante mais très bruyante et très vivante. Herman nous a expliqué l’expression « no dar papaya » qui veut dire qu’il faut faire attention de ne pas montrer ses objets de valeurs, mais l’expression s’utilise également comme une prévention, un conseil entre amis. Donc dans cet optique, il nous a coté des sites allant de 0 à 5 dans le « no dar papaya ». 5 étant le plus dangereux pour les pickpockets.

Et c’est dommage parce que le site côté 5, c’est une belle grande place où on retrouve des sculptures de Botero, dont une, un oiseau, dont l’arrière a été défoncé par une bombe.

D’ailleurs, Botero a exigé que la sculpture reste sur la place. Le maire voulait l’enlever pour éviter une mémoire douloureuse. Mais Botero a dit non et a même conçu une nouvelle sculpture d’oiseau, qui est placé à côté de la première, pour représenter l’espoir, la renaissance, et la force de peuple colombien.

La Colombie et surtout Medellín sont dans une période de regain de popularité. Je sais que les voyageurs, surtout les backpackers, sont très friands de ce pays actuellement. C’est vraiment bon pour eux.

Nous avons rencontré avec Herman, un pays magnifique et une culture dont les gens sont fiers. Ils sont marqués par des périodes extrêmement traumatisantes qu’ils ne veulent pas se souvenir, ce qui est un peu risqué pour les plus jeunes générations. Mais avec cette mémoire sélective, ils ont la vie plus facile et plus heureuse aussi.

Ouf! La ville est pleine de gens qui crient, qui vendent et qui déambulent. Un capharnaüm qui rempli les oreilles, les yeux et le nez. Après ces trois grosses heures de visite, on a faim mais il faut trouver un ATM et une drogueria.

ATM parce que demain nous avons au programme une visite de la Comuna 13, un barrio autrefois difficile et pauvre mais qui, grâce au téléphérique, est devenu le lieu des artistes de rue (graffitis) et aussi d’un certain tourisme en quête d’authenticité.

Drogueria parce que la grande a besoin d’aide pour sa diarrhée. Même si ça progresse bien, il faut continuer d’aider!

On fini dans le même petit resto que j’ai découvert hier. Une cafeteria ouverte seulement pour le desayuno y almuerzo (le petit dèj et le dîner). Une bonne grosse soupe (dans laquelle il manque les crottes de fromage….) et un bon plat de cerdo avec riz, frites et red beans. On s’en sort pas le repas traditionnel colombien on dirait bien!

Medellin le soir, vue de la terrasse
Herman le guide
Sculpture sur la place du gouvernement
Place de l’espoir, ancien lieu bombardé
Piliers vus sous un autre angle
Ministère de l’éducation
Ancienne cour de justice devenue centre d’achats et surtout galeries d’art
Autre vue de la ville
Botero est partout
Musiciens
Mono rail downtown Medellín
Oiseaux, un intact et l’autre éclaté par une bombe
Oiseaux de face
Petite cafeteria sympa
Soupe chaleureuse (mais sans crottes de fromage…)
Plat typique: cerdo, arroz, frijoles, banana, papas francesas

Une réponse

  1. J’espère que Sacha s’en tirera bientôt et que le cœur de maman tiendra bon jusque là… Courage et bonne continuité! Toujours un plaisir de te lire!

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