Une autre ville qu’on aura pas vue beaucoup. Mais plus, tout de même, que Oaxaca. Faut dire que c’est vraiment pas difficile de faire pire qu’à Oaxaca!
Puebla, elle est magnifique! Mais avant de me lancer dans une dithyrambe, il faut aussi parler de la route entre les deux villes qui est, en elle même, assez épique comme dirait ma proj préférée.
Oaxaca-Puebla. C’est 355km ou 4:30 hres de route. La route se déroule sur ce qui me semble une crête très aride qui traverse du nord au sud cette partie du Mexique.
Les paysage sont lunaires. La terre passe des nuances de ocre foncé à complétement blanc. La végétation se promène entre les arbustes chétifs principalement à toutes sortes de cactus les plus incroyables les uns que les autres.
Ici (je veux dire au Québec) nous avons des forêts d’épinettes noires donnant un aspect pic-pic à la forêt. Avec la cime des arbres qui sont si pointus. Là (je veux dire au Mexique), le pic-pic, ils l’ont avec ces forêts à perte de vue de cactus à un seul tronc. Que de grands poteaux de téléphones montant vers le ciel et cordés les uns sur les autres. C’est fou de voir au loin le même effet pic-pic créé par une espèce végétale si différente!
Ce qui surprend aussi, c’est de voir toutes ces traces d’activités humaines partout à travers ces dits porteurs d’épines. Des chemins, des sentiers, des cabanes par ci par là. Tant d’activité, c’est difficile de croire que des gens habitent et travaillent dans cet environnement. Mais c’est l’hiver. C’est aussi pour ça que c’est si aride.
Quatre heures à encore me garnir la rétine de paysages inoubliables et imprenables en photo malheureusement. Vraiment, la nature ne se cessera de me surprendre.
Nous avions Victor qui nous attendait à l’arrivée! Enfin!! Mon prof d’espagnol depuis presque 3 ans et dont notre relation dépasse maintenant celle de prof-élève et tient plus de l’amitié. Il était temps que nous nous rencontrions enfin « in the flesh »!!
Mais la journée a été pas mal fatiguante pour la convalescente. Victor nous a reconduit à l’hôtel, est venu mémérer quelque minutes et est reparti en emportant avec lui la promesse que demain serait une journée bien remplie si j’avais une bonne récupération.
Ce qui fifût!!! Oh mon dieu la meilleure décision de ma vue de prendre un hotel plus standard! Le lit, c’est « the name of the game »! La fille est redevenue impossible, trop tannante, dès ce matin. L’énergie est un peu revenue!
Le plus obligatoire de la journée? Devinez! Je vous donne une indice, ça commence par g.
Bien sûr!!! Chaque nouvelle destination doit recevoir sa quantité de glandouillage obligatoire. Et quoi de mieux pour commencer ici que d’aller au Centro, près de la magnifique cathédrale de Puebla.
Alors n’écoutant que notre Uber, on se retrouve Sacha et moi, downtown Puebla! Il fait beau, on est dimanche
Tout le monde est sur son 31. On va à la messe à la cathédrale! Que dire de celle ci?
Elle est m-a-g-i-s-t-r-a-l-e. Sérieusement, je n’ai jamais vue aussi gigantesque église de ma vie! Et pourtant, y en a une couples d’années sur son carnet la fille. Et pleins de cathédrales de partout, érigées par les mêmes ferveurs croyantes. En fait, l’anecdote dit que cette cathédrale aurait dû être construite à Mexico city mais les plans ont été inversés par erreur et ils ont aboutis à Puebla.
Comment on fait ça, inverser des plans de cathédrale?? On sait pas trop. Mais faut le faire!
L’église est tellement grande qu’à l’intérieur, il y a trois grand orgues (du moins ce qu’on a vu) et le jubé, sur lequel on a toujours l’orgue, ben le jubé, il est au centre comme un gigantesque bloc de deux étages avec ses trois grands orgues. Vous voyez? Pas facile à imaginer même en l’ayant vu!!
On continue notre glandouillage professionnel sur la place centrale, à côté de la cathédrale. Je constate très rapidement une grosse cacophonie de sons et musiques: au loin des contestataires qui crachent dans leur micro, près de nous, un concert de musique classique
Là-dessus, sur le toit d’une bâtisse adjacente, un group rock joue du The Doors à plein régime et des fois, dans les hauts parleurs du parc, de la musique tonitruante pour enfants. Ouf!!! Trop.
Victor vient enfin nous rejoindre. Malheureusement, un décès est survenu dans sa famille ce matin et il a dû retarder notre rencontre. Mais il est là!
Nous passons la journée avec lui à parler un charabia d’espagnol et de français car Victor, il parle français aussi!
Nous découvrons avec lui plusieurs endroits de Puebla. Et nous découvrons aussi que Puebla, c’est un peu la ville snob du Mexique. La ville un peu naninanère.
Mais porque vous me direz. Avant, les deux grandes villes du coin c’était Mexico city et Vera Cruz (le port). Mais la distance est grande entre ces deux villes. Puebla est devenue l’arrêt entre les deux villes. L’endroit à la mode où venaient aussi s’établir les espagnols. D’où le naninanère.
On a visité, marché et roulé avec Victor afin de voir sa belle ville et d’épargner mon énergie (ie la portion rouler en auto tsé) mais ça nous a permis de voir des lieux que les touristes ne voient pas habituellement. Même LE spot avec vue où Victor amène ses conquêtes lors de la première date!!! Espèce de coquin!
Évidemment, on a l’impression de faire du speed dating avec cette ville. Mais c’est le mieux qu’on peut faire dans les circonstances. Ça nous donne juste le goût de revenir!!
Demain? Grosse journée et grosse bouchée! On va à CDMX (ciudad de Mexico). La gigantesque, chaotique ville de Mexico, dernière étape avant la Colombie!











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