« Eille maman! On va voir ça! » » Oui Sach quoi? » Le Museo de la muerte. Ohhhhhhhh c’est cool ça! On connaît les Mexicains qui ont « el dia de la muerte ». On se surprend pas s’ils ont un musée de la mort tsé.
Finalement, el museo, c’est un cimetière. Comme on a eu aussi el museo de la gastronomia Yucatan. Vous vous souvenez? Finalement c’était un resto. Peut-être un truc marketing?
On en a pour 45 minutes de marche. Tranquilo avec les nuages menaçants mais on s’en fou! On va d’ailleurs avoir quelques petites averses éparses sur la trogne, mais ça dure pas longtemps et ça sèche vite.
Donc 45 minutes de marche dans ce qu’on découvrira être « El barrio magico La Ermita », un quartier un peu conquis par les artistes et les petits cafés. On savait pas mais on était dans le Mile end de Merida!
D’ailleurs, en glandouillant comme ça, le nez en l’air et les yeux pleins de belles choses, on est tombées sur un atelier d’artiste.
Un atelier comme on les voit dans les films, celui des impressionnistes ou de Picasso. Un endroit bric à brac, avec toutes sortes de choses un peu partout, toiles, sculptures, chevalets, pots de peinture etc. Des pièces au plafond ultra haut, le plâtre sur les mur qui décolle. Le plancher carrelé noir et blanc. Vous voyez le topo? Et des toiles de style new-maya (c’est ce que Ervin, de son nom d’artiste Kukulcan, m’a dit) aux couleurs magnifiques.
Ben oui….. j’ai craqué… elle est magnifique la toile. On est au stade de valider le coût d’envoi au Canada mais je l’aimerais bien sur un de mes murs.
Fallait bien se remettre de ce coup de cœur et la caféine est le remède prescrit! On marche quelques pas et un écriteau nous appâte vers un petit café vraiment très joli. On note quelques particularités sur le menu, par exemple le mot chocolatine. Louche. Québécois? Et bien oui! On a Shannon, une jeune de Magog qui a ouvert ce café avec un partenaire mexicain il y a quelques mois! Cool! Et le café est bon!
Mais c’est pas tout ce social Mme Lebel! Il faut revenir au plan, aller au cimetière! C’est toujours intéressant les cimetières. Comment les gens s’occupent de leurs morts et les rituels qui viennent avec. Pour les Mexicains, la mort n’est qu’un passage vers une autre vie. Surtout les Mayas je crois. Mais je pourrais écrire plusieurs articles sur la mythologie maya mais ce n’est pas le but de ce blog n’est-ce pas?
Nous sommes arrivées dans la partie récente du gigantesque cimetière. Les tombes sont fatiguées mais tout de même, c’est magnifique cet enchevêtrement de sculptures, de croix, d’épitaphes. Ça aurait été bien de se rendre aux tombent plus vieilles mais on a perdu trop de temps…
Et on a un rvs avec notre lavage! Il faut retourner rapido près de l’hôtel. Le monsieur nous a bien avisées qu’il ferme à 15:00 et ne rouvre que lundi prochain. On est samedi. Plus de bobettes propres. 😬
On se ramasse un Uber et Bing bang, on ramasse le sac de vêtements tout propres, bien pliés, 60 pesos. (Plus de la moitié moins cher qu’à Tulum où il a fallu faire toute la job, changer de machines et plier les vêtements). Le monsieur qui nous suggère un resto pour le lunch en prime. Un de ses préféré à la Plaza Santa Ana. C’est là qu’on s’en va! Une nouvelle plaza à explorer!
Pour l’occasion, on décide d’essayer les tamales. Genre de pâte fourrée cuite dans des feuilles de palmier. Plat ok mais un peu fade. Disons que je ne suis vraiment pas lasse des tacos. Et honnêtement, quand je ne mange pas de tacos un repas, ça me manque. Je comprend de plus en plus la ferveur des Mexicains pour leur gastronomie. Jael et Victor, mes deux Mexicains préférés ne peuvent pas vivre trop longtemps sans tacos.
Pour digérer ce presque bon repas, quoi de mieux qu’un bon café n’est-ce pas? Surtout qu’il faut aussi rédiger un article de blog. Alors un latte avec un extra shot svp et un chocolat chaud pour la grande. On s’assied dans ce mini café qui nous catapulte en Italie, avec ses petites chaises métalliques fioriturées et sa belle grosse machine espresso. On a l’air de deux accros au cellulaire mais nenni! J’écris l’article et Sacha lit des bd.
On s’est retrouvées, un fois l’article d’hier publié, sur la grande Allée de Merida. Avec ses manoirs et palais ostentatoires. Une autre vue et une autre histoire complétement différentes de cette ville. On est pas trop impressionnées parce qu’on sait sur quelles épaules les gens qui vivaient là ont fait leurs bidous.
Un autre Uber plus tard, de retour sur la Grande Plaza (que j’appelle affectueusement la Plaza St-Hubert). J’ai le goût de prendre un drink sur cette terrasse, au sommet d’une des bâtisses ayant pignon sur rue sur la plaza. Mais maman, ça va coûter mucho dinero! Ohhh juste un drink pour voir la vue!
On se paie un margarita et un mojito virgin. Le meilleur margarita depuis des années sérieusement! La vue? Pas mal obstruée par les arbres de la plaza mais c’est ok. J’ai beaucoup aimé.
Jusqu’à ce que l’événement infernal arrive. Je n’exagère presque pas. Sacha s’est fait piquer par une abeille. Vous me direz que y a rien là. Non les amis! Ma mère était extrêmement allergique à 3 des 4 venins des insectes piqueurs et moi aussi (moins que ma mère qui a fait un choc la première fois qu’elle s’est fait piquer). Le catch? Impossible faire des test préventifs. C’est la piqûre qui va le dire si on est allergique.
Pas besoin de vous dire que tous mes signaux d’alarme se sont mis à « on ». L’adrénaline dans le piton, je voyais déjà mon enfant chérie à l’hôpital. Finalement, rien. Une douleur, une petite enflure qui a durée 1hre. Fini. Fiou. Épuisée la mère. On rentre à la casa. Fin des émissions pour aujourd’hui!
Demain? Dimanche, on va glander partout dans les plaza. Il y a des marchés dominicaux. Journée tranquille post grande peur.













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