Tulum est une ville divisée en deux, comme plusieurs villes le long de la Riviera Maya. La ville centrale et le quartier/secteur des hôtels. Habituellement, le secteur des hôtels, comprendre les complexes tout inclus, monopolise le rivage et les plages.
À Playa del Carmen, nous avions accès à la plage tout de même. La ville étant très près de celle ci, mais pour ce qui est de Cancun et de Tulum, la plage est loin et inatteignable à moins de payer un frais d’accès à un resort. À Cancun, nous n’avons pas ressenti le besoin d’y aller, surtout que nous y sommes restées qu’un jour et demi.
À Playa del Carmen, on est allées la zieuter un peu la première journée mais après, disons qu’avec les journées à l’eau que nous avons faites, le besoin de la playa ne se faisait pas sentir. Et à Tulum, nous ressentons encore ce sentiment de satiété. Bonne affaire, la playa est vraiment loin ici et la clientèle « tout inclus »…. pas de commentaires. On s’en vient snobs on dirait.
Après avoir traîné nos valises pendant une vingtaine de minutes sur la 5ieme, nous sommes arrivées à la station de bus ADO. Le plan? Prendre la prochaine autobus pour Tulum.
Parenthèse: traîner une valise est un excellent moyen d’avoir la paix. Pas de sollicitation, sauf pour les taxis.
Donc Tulum, un petit trajet de 1:30hre. Tranquille au fond de l’autobus. Quelques arrêts: Xcaret, Tulum site archéologique. Nous c’est pas compliqué, on débarque au bout de la route.
Tulum, c’est une autre ambiance. Un visuel beaucoup moins fini, moins touristique. Nous marchons sur des rues non terminées, en progressant, les maisons sont magnifiques ou sans entretien ou en construction. Un mélange un peu bizarre d’inachevé avec du typique et du chic.
En marchant vers notre hôtel qui est à 1km de la station, ce défilé incongru nous rend perplexe. Par contre, nous sommes heureuses de constater qu’à deux pas de notre maison, on trouve plusieurs petits resto de rue typiques mexicains
Ces resto où on trouve invariablement les meilleurs tacos. C’est pas moi qui le dit, mes contacts Mexicains sont tous unanimes.
Alors on glandouille en ville le reste de la journée. C’est toujours ainsi les jours de transition. On quitte un lieu et on découvre un autre lieu. Et on glandouille pour se familiariser avec notre nouveau lieu.
Le plan pour cette étape? Visiter les ruines de Tulum. Priorité numéro uno. Après, visiter aussi un cenote en plein centre ville, tout en glandouillant évidemment pour s’y rendre.
Alors de bon matin, ce matin, nous avons pris notre courage à deux mains et pris un transport « colectivo » pour se rendre aux ruines. Un gros 25 pesos/pax. Première internationale pour les filles!
Oui aux Philippines nous avons pris le tuktuk mais disons que le colectivo c’est l’équivalent du jeepney.
Qu’est-ce qu’un colectivo? C’est une mini van qui fait un trajet spécifique. Il y a des arrêts le long du trajet où on peut monter. Habituellement, un monsieur est là pour faire signe à la van et pour indiquer le prix à payer. La van s’arrête jusqu’à ce qu’elle soit ultra pleine, évidemment. On peut demander de descendre où on veut. Génial! Et je crois qu’il y en a vraiment beaucoup car si on a attendu 4 minutes total, c’est beau!
Une fois sur place, aux ruinas de Tulum, il s’agit de suivre les quelques touristes qui vont vers un chemin là en face. Rien n’est réellement indiqué. La plupart des touristes viennent en groupes organisés j’ai bien l’impression. Dans ce cas, pas besoin de mettre beaucoup d’indication. Nous, on est arrivées avant que tout ne soit ouvert en plus. Pas de carte du site, pas de livre, rien. Mais en bonne préveneuse, j’avais déchiré les pages du Lonely Planet.
Nous sommes donc arrivées à l’ouverture, à 8:00. Bonne affaire les amis car en sortant, nous avons eu droit à une vague de populace assez impressionnante, il était 10:45!
Le site? Comme indiqué plus haut, on doit un peu improviser car nous n’étions pas avec un groupe organisé. Mais les sentiers nous amènent à tous les monuments du site. C’est tellement impressionnant de s’imaginer que des gens habitaient ici dans les années 1200. C’est tout de même presque 1000 ans avant nous!
Le site surplombant la mer est magnifique. Les mayas vivaient principalement de la mer et de petite cultures. Mais un grand commerce existait entre les différents villages. Par bateau et à pieds.
Nous avons glandouillé à travers le site en essayant d’imaginer le type de vie que les gens pouvaient avoir ici! C’est magnifique ces structures en pierre avec des bas reliefs tellement originaux.
Wow! Se retrouver dans cette histoire après avoir lu sur celle ci, dans ce magnifique livre que je vous recommande à tous, 1491 de Charles C. Mann, un livre magistral sur les peuples en Amériques avant l’arrivée de Christophe.
Nous avons marché sur le site et contemplé aussi la mer pendant une grosse heure et demi. Tranquilles la plupart du temps. Ça vaut la peine d’y aller tôt sérieusement. Mais un guide aurait été bien, pour s’imprégner du site. Nous en aurons un pour Chitchen Itza. Ici, à Tulum, c’est comme un réchauffement à ce qu’on va voir après demain!
Le retour s’est fait aussi efficacement qu’à l’allée, toujours en colectivo. On devient des pros je vous dis!
C’est aussi une journée poutine. Une lavaderia pour nos vêtements. Un lieu cool tout de même avec des tables pour chiller en attendant notre brassée. Mais comme on a des vêtements de plusieurs couleurs, on doit utiliser deux machines. Ça nous revient un peut trop cher à mon goût. Même la dame de l’hôtel n’est pas impressionnée. Nos maigres 4gk de vêtements, 140 pesos… j’aurais pas payé ça au Québec je crois. Un peu fâchée la fille….
Le programme du reste de la journée? Un cenote downtown et un bazar aussi. On va glandouiller en ville, notre job de touristes est faite!
Demain? Valladolid. Un pueblo magico! Je vous expliquerai!









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