En cette dernière journée à Manille, je dis à la progéniture: allons voir la mer! Et il y a un marché pas loin par là. Ce sera super!
Mer et marché! Quoi de mieux pour passer le temps tout en continuant à connaître nos amis filipinos.
Mes amis, nous avons fait un flat monumental…. porque vous me direz, je vais vous le dire bien sûr.
Nous avons marché pendant une bonne vingtaine de minutes. Tranquilo parmi les tricycles, les vendeurs de toutes sortes, les mendiants et tout le bataclan. Vous voyez le topo. Mais on devient des pros. 4 jours tout de même, on ramasse nos galons!
Une chose que j’ai remarquée depuis notre arrivée, les gens portent le masque beaucoup. Dans la rue, un peu tout même, mais dans les commerces, derrière le comptoir, c’est généralisé. Je ne sais ce qu’était le port du masque avant le covid (par exemple, au Japon on le portait déjà) mais c’est défitivement un habitude qui est restée.
Le défi, c’est de comprendre un filipino masqué, avec son accent fort, derrière son masque. Pas facile.
Nous avons marché jusqu’à la marina. Les gens pêchent je ne sais quel poisson mais disons qu’il a le potentiel d’être pas mal radioactif malheureusement. L’eau est très polluée. Et devant ces pêcheurs, des yachts dignes des gens riches de Monaco ou de la Croisette. C’est fou ce contraste! C’est yachts valent une fortune! J’avoue que j’en suis vraiment fâchée. Mon côté utopiste en prend pour son rhume.
Il semble que le marché que j’avais repéré n’est pas dans ce secteur. Ne me demandez pas ce qui est arrivé, mais il a disparu. Le secteur est plutôt désert malgré plusieurs restos et même un parc d’attraction. Même lui a l’air fermé. Je vous le dis, un flat monumental.
On se tape un petit lunch et on se gâte avec un Grab. Comme on dit, « au yâbe la dépense! »
Nous avons déjà « checké out » avant l’aventure du bord de mer. Il ne nous reste qu’à glander à l’hostel jusqu’à notre départ vers 20:00.
On en profite évidemment pour prendre un dernier verre avec les français, Victor et Gab’s. Avec aussi moult moult échange de trucs, adresses et Instagram pour continuer à se parler. On sait jamais nos destins pourraient se recroiser!
Et hop, un autre Grab avec notre barda pour nous rendre à la station d’autobus. Il a fallu que je demande au conducteur où était la station en sortant de l’auto. « There m’am! In front of you! Ahhhh c’est ça la station! Un petit enclos riquiqui avec 3 bancs. Les gens y sont entassés et je devine quelque occidentaux tout coincés sur leur banc filipino size. Et au bout, deux petits trous dans le mur avec des dames derrière. La billetterie.
Je fais valider mes billets électroniques et me fait remettre un bout de papier avec nos sièges indiqués dessus et tout. Personne ne les validera après ça.
Bon! Il est temps d’entrer dans l’autobus. De beaux grands rideaux de soie pendent aux fenêtres dans des couleurs assez vives. Esprit filipinos j’imagine. D’ailleurs, j’espère que la musique sera éteinte une fois sur la route. Mes oreilles saignent déjà.
Ce sera un défi cette nuit d’autobus. D’abord parce que c’est la nuit. Je ne dormirai pas ou peu probablement. De plus, l’autobus est aussi filipino size. Une grande comme moi, il lui manque quelques pouces pour dégager ses genoux du banc d’en avant.
Je n’ose pas imaginer comment se sentent les 2-3 gars qui font plus de 6 pieds! Pas une partie de plaisir c’est certain.
Mais c’est ça l’aventure! On part enfin et le grand chemin vers les rizières commence. 9hres de route approx pour s’y rendre. De 22hres à 7hres le lendemain.
La première partie du trajet? Un suite infinie de camions et de vans. Sans arrêt, à la queue leuleu, le trafic ultra lourd défile. C’est fou!
Je n’ose pas imaginer les gens habitant le long de cette route. Les nuits doivent être infernales.
Cette premier partie est assez droite aussi mais plus on avance dans le trajet et plus le chemin est en courbes, en épingle, en chemin étroit et en côtes. Ça devient sportif mes amis! Ça me rappelle une autobus que j’avais prise en Bolivie et qui montait dans les contreforts des Andes. Nous l’avions nommée la « runaway bus ».
Celle des Philippines pourrait être nommée the runaway bus filipino size!
C’est fou aussi, tout au long du trajet et de la nuit, les commerces restent ouverts. Dans l’espoir, j’imagine, de clients nocturnes. Certains dorment dans leur commerce et d’autre sont avec des amis. Il est 3-4-5 hres du matin.
Nous allons deep dans la campagne. On nous a avertie, il faut tout payer cash et il n’y a pas de banque à Banaue, ni de guichet.
Malgré mes retraits, je me rend compte soudainement que je n’aurai pas assez de sous! Le trek privé, le lodge, le transport pour aller à l’aéroport après le trek. J’ai mal fait mon calcul. Meeeeerde! J’en parlerai à Justin, notre guide et organisateur du trek.
6:30, nous arrivons enfin. Au paradis mes amis. Du vert partout, des rivières, des rizières. Des maisons installées en terrasses. Ça me fait un peu penser à Namche Bazaar. C’est magnifique et c’est tellement bon après le gris, le smog, le sale de Manille.
Nous sommes accueillies par Job et Justin, au Rice Homestay. La dame, super gentille, m’offre un bon café.
Honnêtement, nous sommes complétement éberluées par la beauté du lieu, de la vallée et tout. Je sens tout mon corps se détendre. Seul le vert de la nature peut faire ça.
Pour revenir à ma bourde de sous, j’en parle à Justin qui me dit: no problem m’am, we find a solution. Et c’est ce que nous avons fait! Tout est réglé et je suis contente. Pas fort la fille!
Il ne faut pas sous estimer la perte de repères qui peut être causée par la grande différence culturelle et humaine d’un pays. Et aussi l’impact de la f#$&=$€@ing ménopause sur la concentration. Comme dirait une certaine Gen: brain fog.
Le plan aujourd’hui? Dormir un peu, explorer le village. Se coucher tôt car demain, on commence fort avec un trek de 21km. Nous allons possiblement disparaître des ondes pendant 3 jours. N’ayez craintes mais pauvres! J’aurai un compte rendu circonstancié de notre aventure dans les rizières !








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