Après le sud, on doit se taper le bout nord n’est-ce pas? Yep!
Mais le bout du bout nord est loin. Et je commence à trouver qu’on fait pas mal de kilométrage! Et quand je conduis, je peux pas prendre de photos….. tannant ça!
On a demandé à notre amie Aino, gardienne de l’hôtel, ce qui pourrait être intéressant à voir vers le nord. Elle nous parlé d’une chute pas loin et nous on a vu une île, presque assez au nord, reliée à l’île principale par un grand pont! Go! On a notre plan principal, on tricotera le reste chemin faisant comme d’hab.
On s’élance sur la route toutes énervées de notre plan pour l’ile Kouri. Première étape. Et on se refroidi assez rapido. On est pas seules sur la route ce matin. Il est 10hres approx, et on est presque en traffic jam. Que pasa?
Comme dit plutôt, les Japonais consomment en masse leurs lieux de villégiature. C’est bien! Pour l’occasion, ils sortent leur belles autos sport et troquent leurs scooters pour leurs motos.
Qu’à cela ne tienne, on est en vacances, pas pressées et on a tout notre temps. Et on a tout à regarder en plus.
En progressant vers le nord, les villes s’espacent un peu plus. Laissant le vert prendre plus de place. On est pas du tout dans la même texture de forêt que sur le mainland. Ici, feuillus et palmiers se font concurrence. Mais ce qui saisi le plus, ce n’est pas les essences de bois présents. C’est le son qui émane de celui-ci!
Les cigales japonaises sont assourdissantes! Ou elle sont branchées sur des haut parleurs boostés. C’est fou le son qui sort des arbres! La dernière fois que j’avais entendu un tel magnifique vacarme, c’était dans la baie d’Halong au Vietnam, les îles étaient tonitruantes.
Même chose ici, mais partout autour des maisons, sur le bord des routes, partout!
Même nos ouaouarons, dans la grosse période printanière des grandes amours, ne font pas autant de bruits. (Je n’aime pas dire bruit, mais je ne trouve pas quoi utiliser comme mot). Et pourtant, les ouaouarons, quand on est près d’un étang, peuvent être assez assourdissants! Certains s’en souviendront.
Depuis que je conduis au Japon que je suis saisie d’étonnement par les ouvrages d’ingénierie. La quantité de tunnels, de viaducs et de ponts, c’est fou!
Ici, à Okinawa, les ponts et viaducs sont encore plus impressionnants. Leur forme est plus arrondie, on monte carrément vers le ciel et on redescend aussi abruptement. Un arc très marqué et haut. Pour éviter l’eau? Les vents et les tsunamis? Je ne sais pas. Mais c’est impressionnant de rouler vers le ciel au dessus d’une mer bleue.
On voit aussi des panneaux indiquant le niveau de l’eau, 3-5-10-15-18-20 mètres! Avec ordre d’évacuation. C’est difficile d’imaginer que l’eau peut monter jusqu’à 20 mètres plus haut. Mais il semble que ce soit le cas. Nous à Québec, on a peut-être 5 mètres quand le fleuve monte sur Dalhousie?
Nous sommes finalement arrivées sur la petite île. En passant par deux ponts dont un qui doit faire près de 2 km. Wow!
L’île est petite, on a fait le tour rapido. Mais le but premier de cette visite, vous le devenez? Bien sûr! Manger dans un petit resto dégotté par Sacha. Cette fois-ci, il s’agit d’un resto de crevettes.
On est pas seules à avoir cette idée. Il faut travailler la patience Cawo…. mais l’attente de 30 minutes en valait vraiment la peine.
Rien de bien exotique dans la présentation, d’ailleurs ça m’a inquiétée un peu initialement. Deux petites boules de riz accompagnées par une dizaine de crevettes avec sauce à l’ail. Régulière pour Sacha, piquante pour moi. Mais quel délice!!!! Les crevettes encore une fois étaient tellement fraîches! Et piquantes à souhait pour ma part.
La bedaine bien pleine, on s’extirpe, c’est le cas de le dire, de l’île. Elle est petite, les rues sont petites et y a vraiment trop de monde et d’autos. Comme si on était tous pris dans une pièce trop petite à essayer de sortir…
Après quelques arrêts kodak le long du chemin et de s’être trompées de route. S’être retrouvées dans un chemin de bois perdu avec des courbes impensables. On finit par arriver au site des chutes Ta-Taki, conseil de Aino.
Bon. J’avoue qu’on n’était pas vraiment préparées pour ce type d’activité qui demande souliers d’eau, flotte nautique etc. Mais la bonne nouvelle, ils en louent! Alors on va pour en louer. Mais j’entends de la grosse musique gigaboum un peu poche et des gros éclats de voix. C’est quoi ça???
5-6 grands gars, yankee sans aucun doute, la coupe de cheveux bien rase, s’en viennent. Des militaires américains en congé on dirait. Et ils sont loud….. pas le goût vraiment de ça. J’aime entendre la nature et j’ai horreur de me faire imposer des goûts musicaux, surtout s’ils sont douteux et mal placés. Turn off complet sur l’activité. Je regarde Sacha. Elle me dit: vamos. Ok tant pis.
De retour à la maison, nous rencontrons officiellement Allan, le proprio de l’hôtel. Sympathique bonhomme. Il revient d’un voyage aux states. On papote et il me propose de goûter au sake de Okinawa. Fierté des Okinawais.
Il paraît que le roi de Okinawa, il y a moultes années, a tellement aimé le sake du mainland, qu’il l’a rapporté ici. Il a essayer plein de types de riz pour reproduire le sake. Et c’est le riz de Thaïlande qui était le meilleur. C’est d’ailleurs encore le riz de Thaïlande qui est utilisé pour faire ce sake. Il est plus fort que celui que j’ai goûté sur le mainland. Tellement que Allan me l’a servi on ze rocks, avec un peu d’eau. C’était très bon.
Il nous reste une dernière journée à vivre en okinawaises. Demain, on se la coule douce. Première journée de congé depuis le début du voyage. Lecture et blog au menu avec un petit jogging pour commencer.







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