Nous avons passé plusieurs heures à l’aéroport de Kagoshima. En fait près de 6hres. Pourquoi? On avait nos valises et tout notre bardas et on avait justement besoin de planifier l’enlignement des Philippines.
Vous vous souvenez? On a changé de cap deux semaines avant de partir. On est barrées en Inde… on l’est toujours à cette date, je viens de vérifier (le Canada n’apparaît toujours pas dans les pays pouvant demander un visa pour l’Inde).
Alors les Philippines, il fallait au moins enligner le gros de l’itinéraire pour que je puisse acheter des billets d’avion inter îles. C’est ce qu’on a fait (planifier) et c’est ce que j’ai fait (acheter). Bing bang. Merci!
Un petit 2.5hres plus tard, un petit saut d’avion finalement, on se retrouve à Naha, la capitale de la préfecture d’Okinawa.
Okinawa, c’est ce groupe d’îles, au sud de la grande île du Japon. Tout au sud. Sud des palmiers et des plages. Sud du 28 degrés présentement. On est dans un autre monde!
Nous ne sommes qu’un nuitée à Naha. Et pour l’occasion, on est dans une auberge de jeunesse. Je vous l’ai dit, on les fait tous, les genres d’hébergement du Japon!
L’auberge fait très bien la job attendue d’une auberge de jeunesse. Avec ses aires communes, ses toilettes et douches partagées, sa cuisine, etc. Même les touristes font leur job! On voit un gars hippie avec son chapeau de cowboy, des filles avec des dreads, etc. Un peu plus on aurait le patchouli! Mais y en a d’autres, un peu comme nous aussi. Mais c’est drôle de se retrouver dans cette faune, ça faisait longtemps!
On est pas là longtemps à Naha. Mais assez pour vivre quelques expériences significatives.
On prend une petite marche, comme on aime les faire, pour se rendre tranquillement au marché public de poisson de Naha. Chemin faisant, on se retrouve encore dans un « mail st-roch » bordé de multitude de commerces de tout genres.
Deux choses surprennent: les chemises hawaïennes et les références à un pâté immonde, le Spam. Vous connaissez?
Je comprend qu’on est au sud mais les chemise hawaïennes? Et le Spam? Honnêtement je ne comprend pas. Mais je comprendrai plus tard…. Et vous aussi.
Le marché de poissons, lui, nous en donne plein les yeux! Des poissons de toutes sortes y sont vendus mais aussi des crustacés assez exotiques merci! Même le poisson dont la cuisson et la consommation sont très dangereuses fait partie des étalages. Des fois emballé, des fois sans sa peau. C’est fou, tous ces étalages avec des poissons si frais et si diversifiés! Des couleurs, des formes comme on en a pas à la maison.
On peut acheter un poisson ou des morceaux et aller au deuxième dans un restaurant pour se le faire cuire ou manger des sushis. On l’a pas fait, trop tôt, pas faim… tant pis.
Par contre, on a goûté à un légume de mer ou une algue (je sais pas trop) vendu comme les raisins de la mer. Une petite branche sertie de petites boules toutes serrées ensembles. Je m’attendais à une explosion d’eau salée, un peu comme avec le caviar, nenni! Un petit croustillant et un goût impossible à décrire mais délicieux. J’en voudrais dans toutes mes salades! L’effet texture et goût est excellent!
Une fois l’auto récupérée (oui j’ai loué une autre auto pour parcourir l’île de façon autonome), nous partons vers notre logis, à Onna.
Mais je commence tout de même à avoir la dalle. Je dis à l’enfant: ma grande, trouves nous donc un bon resto de poissons et fruits de mer! Et Sacha de répondre: justement y a celui là à 15 minutes. Parfait!! Mme Google programmée, cap sur le resto.
Nous sommes dans le port commercial, vous savez celui des grues à containers. Caché là, y a le resto qui a plus l’air d’une roulotte de chantier. Mais y a une bonne dizaine de japonais qui attendent autour. Bon signe!
J’inscris mon nom sur la feuille de line up et on choisit nos plats, qu’on pitonne sur la machine et on paie et on attend. 15 minutes peut-être. Avant d’être interpellées de façon hésitante par la dame du resto. Ben sur la liste, tous les noms sont écris en japonais sauf le mien. Je suppose que la dame ne sait pas lire notre alphabet (comme moi le sien) mais son sens de déduction l’a amenée à nous. On était les seules gringuettes de la place (yes!)
Les plats sont énormes et exquis. J’avais choisi une assiettes de fruits de mer tempura et Sacha une soupe Okinawa.
Le crevettes gigantesques étaient d’une fraîcheur! Vraiment, la première bouchée m’a conquise complétement. Délicieux ce plat! Sacha, de son côté, un peu déçue de sa soupe. On était surprises, ce n’était pas une soupe au poissons mais peut-être le bouillon. Oh well! L’aventure au Japon c’est ça aussi!
La route pour se rendre à Onna est courte, on décide de faire quelques arrêts pour agrémenter notre après-midi. À la playa, une plage pas très populeuse mais on peut supposer qu’elle l’est en saison forte avec ses jeux gonflables et toute l’organisation.
On touche l’eau, elle est plus chaude mais pas Caraïbienne. Mais confortable. On se promet une baignade en bonne et due forme mañana juré craché!
On va aussi au bout du bout d’un bout. J’aime ça aller dans les bouts que voulez-vous. Sur les pointes qui avancent dans l’eau, on dirait que le vent est plus fort, que la mer est omniprésente. On se sent au bout de la terre un peu. Vous voyez le topo?
Et qu’y a-t-il au bout? Un phare, joli et blanc. On est en train de lancer, du haut, une corde remplie de drapeaux de partout. C’est joli dans le ciel bleu
Finalement, après avoir passé le long de gigantesques bases américaines (oui, la présence de l’armée américaine est très évidente, plus de la moitié des 50 000 soldats américains en sol japonais sont à Okinawa), nous sommes arrivées à Onna, dans notre petit chez-nous pour les prochaines 4 nuitées. On se pose un peu plus longtemps afin de relaxer au son des vagues qu’on entend dès le réveil parce qu’elles sont à quelques enjambées de notre chambre. En plus, comme nous sommes au second étage, on peut laisser la porte patio ouverte! Génial!
Anecdote 1: alors les chemises hawaïennes et le Spam, vous aurez deviné que ça vient de la présence américaine ici! Bravo!! Il y a même un village américain avec des resto de burgers, de tacos et tout. Bof.
Anecdote 2: j’ai accroché la chaîne de trottoir au voulant tourner trop serré et j’étais certaine d’avoir fait une bosse sur l’auto de location. Mais qui était l’auto derrière moi? Je vous le donne en mille… une popo! Et évidemment, il a parti ses gyrophares.
Je me suis rangée. « Permit, passport, purpose of your trip. » J’obtempère évidemment mais le policier est super gentil et même doux. Il check ma roue et l’aile avec sa flashlight. Tout est beau. « OK all good. Be safe, have a nice trip and I’m sorry! ». Hein, il s’excuse en plus! Wow! Gentil le policier! Selon la fille de l’endroit où on est, j’ai été chanceuse avec cette rencontre. Mais moi je crois en l’expression apprise au Utah « it’s nice to be nice to the nice. » On reçoit l’attitude de son attitude. C’est tout!












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