Ahhhhh mes amis!!! Quelle belle journée de découvertes et de beautés dans les yeux, le ventre, le nez et les oreilles!
J’ai loué une auto exactement pour cette journée. Pour pouvoir improviser, arrêter quand on veut et aller là où les transports en commun ne vont pas.
Nous sommes dans la portion du voyage qu’on pourrait intituler « Allons au fond du Japon ». Depuis trois jours que nous avons l’auto, nous avons parcouru près de 700km. Tous sur des routes secondaires, tertiaires et improbables. Intentionnellement d’ailleurs puisque que j’ai exigé à Mme Google d’éviter les grandes routes (tel que dit précédemment).
Le but? Voir la vie japonaise dans sa simple et plus belle expression. Voir la vie de campagne et de bord de mer.
Nous sommes parties la panse bien pleine de ce somptueux déjeuner concocté par notre madame toute gentille et empressée, Suga de son prénom. Un déjeuner typique japonais comme on les aime tellement.
Le but? Aller au lac Ikeda, un lac cratère tout près d’ici pour voir le lac évidemment, mais aussi le Mt Kaimon (volcan éteint) et y prendre un café bien fort en rédigeant l’article d’hier.
Le lac? Magnifique! Une étendue d’eau un peu turquoise. Le soleil est déjà fort à 9:00 du matin. Ça paraît qu’on est plus au sud. (Ça nous prépare pour Okinawa dans 2 jours) il fait déjà 22 degrés. Mais un 22 chaud je dirais. Vous voyez ce que je veux dire?
On se retrouve à contempler l’onde à un endroit un peu bizarre. Moitié shrine moitié jeux de vœux. Avec en prime une machine distributrice d’œufs dorés. J’ai pas trop compris la partie des œufs mais pour le côté vœux, en voici l’explication: pour 100 yens (un peu moins de 1$) on a 5 petites boules faites de terre cuite. Il faut essayer de faire passer la boule d’un tuyau à l’autre jusqu’à un certain cercle….. et notre vœux sera exaucé. J’ai pas réussi et Sacha non plus. On sera pas milliardaire (millionnaire c’est pu assez maintenant…) ben non!! On a pas fait ce vœux! Mais je prend pas ma retraite cette année…
Une fois l’échec consommé, il est vraiment temps de me trouver un bon café. On se retrouve un peu plus loin dans un petit café où joue des airs jazounets comme il y en avait dans le temps au Temporel. Mais certaine me dira que l’entourage est légèrement différent. Tout est dans le cœur! J’ai été catapultée dans le temps et l’endroit instantanément en entendant la musique. C’est fort les souvenirs!
On est restée là une petite heure à contempler le Mt Kaimon, cône tellement typique de volcans, à se faire accompagner par un autobus de japonais en folie (en vacances) et à regarder le lac et les garçons qui se faisaient une séance intense de photos instagrammables.
Sur la route, on voit des champs de cosmos, des champs de végétaux de toutes sortes, des petites maisons de campagne, des kiosques de fruits et on freine rapido!!
Depuis plusieurs jours on voit des arbres remplis de kakis et d’oranges. Il est temps de goûter!! Alors n’écoutant que ma traduction de Google traduct, je demande à la madame combien pour 2 kaki et un sac d’oranges. Je lui demande aussi quelles sont les meilleures oranges dans les variétés qu’elle vend.
On se retrouve avec 2 kakis (je lui ai demandé aussi comment manger le kaki, on le pèle tout simplement) et des mandarines Wenzhou. Les mandarines sont douces et juteuses, vraiment bonnes. Le kaki, il va falloir attendre à demain!
Chemin faisant, on longe le volcan qui est vraiment majestueux. La nature est tellement forte, verte et intense! Maintenant dans la forêt, on trouve aussi des palmiers épars. Mais les cèdres et les bambous sont encore les rois.
Je dis à Sacha, qui est le boss de l’itinéraire, il nous faut une plage pour toucher à l’eau!! Yes môman!
Pas facile à trouver les plages dans le coin. J’ai l’impression que les Japonais sont en mode protection intense avec la mer. Des brises lames partout, des murs de bétons face à la mer dans les villes, des bords de mer bétonnés de toutes les façons possibles. La mer est forte c’est certain. Les typhons et les tsunamis dévastateurs. On connaît pas ça nous. Nous on a des tempêtes de neige et du froid. Chacun sa spécialité.
On en a trouvé une plage tout de même! Et l’eau? vous me demandez. Elle est fraîche. Un peu comme l’eau d’un lac l’été je dirais. Le premier moment est un peu surprenant mais une fois dedans on est bien. Vous voyez le topo?
Au large, on voit pas 1 mais 2 volcans. Décidément, c’est pas les Laurentides!
Les routes sont tellement étroites, encore, qu’elles sont parsemées de miroirs pour permettre de s’engager dans les intersections adéquatement. La vision est systématiquement obstruée par des maisons, de la végétation.
Retour vers Ibusuki pour une activité bien spéciale, highlight de cette étape, le bain de sable chaud. J’ai vraiment hâte de voir comment ça marche concrètement cette affaire!
Et bien voici le topo: on nous donne un yukata et deux serviettes. Le forfait comprend le bain de sable et celui d’eau après. Tattoo? Je demande à la dame. No no, no problem. Ok parfait.
On se déshabille dans le vestiaire. Il y a des casiers avec clé donc génial. De toute façon, on est au Japon. Pas trop inquiétant tsé. Mais les passeports, c’est tout de même ok de mettre ça sous clé.
Y a du monde, les dames nous ignorent un peu intentionnellement, ma perception anyway.
Une fois nues sous nos yukata, direction la plage et un pavillon ouvert. On entend du pelletage de sable mouillé en cadence.
On se fait placer au numéro 4. En se couchant sur le sable chaud, il est important de couvrir son cou et ses cheveux avec la petite serviette fournie.
Le pelleteux me fait signe de placer mes mains à plat le long de mon corps et il commence à me pelleter du sable dessus.
Première impression? Omg c’est tellement lourd! Et il continue le gars jusqu’à ce que mon corps soit complétement recouvert de sable, jusqu’au cou. Je sens comme un carcan chaud et lourd sur moi. On dirait que mon cerveau ne sait pas trop quoi faire avec cette sensation. Il m’offre deux choix: claustrophobie ou relaxation/laisser aller. Je choisis l’option 2 sans aucune hésitation. Je relaxe et je suis vraiment bien avec ce poids sur moi. (Bizarre tout de même d’avoir eu ce choix, habituellement je n’ai pas mon mot à dire ben ben là-dessus).
On nous a dit, pas plus de 10 minutes. Ok patron! Malheureusement, après 6 minutes, je me mets à tousser… vestiges de mon rhume. Motadit! Pas le choix! On sort. Sacha est contente, elle n’aimait pas ça ben ben. Son cerveau lui a imposé l’option 1…
Après le bain de sable, enfin un bain public! Retour à la casa pour un chill bien mérité. Pour souper? Petite marche de 15 minutes vers un Family mart, pour un bon repas de dépanneur.
Cette ville est carrément assise sur une source d’eau chaude! Les caniveaux fument dans la fraîche du crépuscule. C’est magique!!!!!!!
Note: y a rien de mieux sur les routes du Japon que les chansons en collab de Bonobo et Olafur, ça te met dans l’ambiance magique!
Note 2: les fils électriques au dessus des routes sont envahis de toiles d’araignées. Et les araignées sont de belle envergure, au moins 5 cm de circonférence!















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