« Bon, maman, c’est 7hres de route pour se rendre à Ibusuki! -Hein? Oh là là, il faut partir now!! »
Il faut comprendre que j’ai demandé à Mme Google de me concocter un itinéraire sans autoroute ni péage. Mais faire 300km en 7 heures, c’est un peu surprenant non? Mais maintenant que nous sommes rendues à Ibusuki, je vous confirme que c’est justifié les 7 heures. Pour plusieurs raisons!
Évidemment, vous comprendrez que nous sommes sur un gigantesque macramé de routes niveau avancé!
Mais je m’emporte, il faut commencer par le début et finir par la fin!
Pour débuter, le petit déjeuner qui n’a rien de petit! Il est à la même hauteur gastronomique que le souper de la veille! Une multitude de petits plats, tous plus mimi les uns que les autres avec de petites portions de plein de choses souvent inconnues ou quasi devinées. Clairement, à cet hôtel, nous goûtons la gastronomie japonaise à son plus gastronome.
Malheureusement, ce repas n’est pas accompagné d’un menu ce qui nous laisse un peu dans le noir pour certains plats. Comme la communication est un peu laborieuse et qu’il est tôt, nous laissons tomber et on goûte à l’aveugle. Disons qu’on est loin des céréales et des toasts au beurre de pinotte. Mais Sacha et moi, ça fait très longtemps, voir des années, qu’on ne mange plus le déjeuner codifié occidental. (Surtout Sacha ! Son déjeuner préféré? Un bon spag de la veille!)
Une fois le déjeuner englouti, on ramasse nos petits et hop! À cheval sur Suzu, nous entamons notre route vers le sud.
Et ça commence corsé! On est dimanche, je me suis dit, bah! Les japonais, ça dort le dimanche. Nenni mes amis, ça sort sa moto! Son char de luxe et hop! Dans les routes sinueuses des montagnes… d’où nous partons.
Que dire des routes sinon qu’elles sont étroites, courbées comme c’est pas possible et remplies d’autos et de motos à 9:00 le matin.
Mais ce n’est pas ce que nous retenons de ces routes. Nous avons traversé une multitude de villages, en montagne et dans les plaines. Tous avec des rizières et des maisons tellement magnifiquement japonaise (toit à fioritures en tuile, architecture japonaise).
Nous avons perdu le compte des tunnels que nous avons traversés. Des longs et des courts. Certains n’étant qu’une encavure dans le roc, laissant le côté de la falaise un peu ouvert grâce à des colonnes.
Nous avons traversé des cols et longé de crêtes. Souvent les vues sont obstruées par la longue végétation luxuriante mais les volcans sont derrière, guettant la vie du haut de leur cône.
Je n’ai jamais vu autant de motos que dans ces routes. En fait le seul autre endroit où j’en ai vu autant, c’est au Québec, dans les dernières fins de semaine de beau temps, à l’automne, avant de remiser l’engin pour l’hiver. Probablement que c’est pour cette raison aussi qu’il y en avait autant. Et je comprend pourquoi il y en avait autant sur notre route. Une route sinueuse, c’est tellement le fun en moto!
On a vu aussi des motos avec des sidecar intégrés assez inédits. Une genre de coque pleine sur tout l’engin. Les monsieur semblaient assez fiers de leur engin et de promener leur madame dedans je vous dis!
Nous avons aussi eu droit à une descente avec des virages en épingle digne des films de James Bond (messemble qu’il y avait un film tourné à Monaco ou en Italie avec des virages en épingle). Ça coûte cher de brake ce genre d’expédition!
Et que dire de la nature! Je vous ai déjà parlé de la forêt, si luxuriante, intensément verte et magnifique. Les rizières sont remplies de séchage. Ils ont installé des supports sur lesquels ils font pendre à l’envers, des bottes de tiges de riz.
Les champs de théiers sont très organisés. D’abord, on se demande pourquoi, dans les champs, on trouve des poteaux disséminés partout équipés de ventilateurs. Et on se demande aussi pourquoi les théiers sont tous trimés comme des haies. Car sans aucun doute, il s’agit bien de culture de thé.
Nous avons la réponse à la première question: les ventilateurs sont utilisés pour s’assurer que l’air froid ne reste pas à la tête des arbustes. Pour ce qui est de la deuxième question, nous sommes perplexes. Mais Sacha pense que c’est la façon de récolter les feuilles qui taille les théiers de cette façon. À voir.
La dernière heure de route s’est faite près de la mer, mais dans le traffic de fin de journée. Patience Cawo!
Nous sommes finalement arrivées à ce petit riokan familial, très modeste mais Oh combien accueillant! Notre hôtesse s’empresse de nous faire connaître les lieux et nous amène à notre chambre. Ce soir nous dormirons sur des petits matelas futons et des oreillers en granules de foam (très confortables!). Et nous aurons un bain très chaud et privé!
Mais en attendant, le souper typique japonais familial nous attend. Il est délicieux. Un genre de bouillon japonais où on fait cuire des tranches de porc et des légumes. La dame récupérera le bouillons pour y mettre du riz et des œufs pour en faire un risotto japonais.
Demain le lac Ikedako (cratère de son état) et le Mont Kaimon (volcan éteint de son état) sont au rvs!











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