Le plan du matin? Se réveiller à l’aube (comme d’habitude) mais sortir du lit dare dare pour aller faire une bonnes trentaine de minutes de train pour se rendre au sanctuaire Fushimi Inari, le château Frontenac de Kyoto. Le lieu le plus photographié de Kyoto.
Lonely Planet et d’autres blogeurs nous ont urgées d’aller visiter ce lieu à l’aube afin d’éviter la foule. À l’arrivée, je me suis dit que tout le monde avait lu la même chose que moi. Nous n’étions définitivement pas seules. Le flot de touristes n’était pas intense mais tout de même… j’avoue que j’étais un peu découragée. Mais après une grosse heure dans le sanctuaire, petite hike au sommet de la petite montagne accompagnées de ces portails oranges, quand nous sommes revenues au point de départ, nous étions tellement heureuses d’être arrivées si tôt!!
Le flot, que dis-je, la marée noire et gluante de touristes qui débarquaient était impressionnante, voir effarante (faut comprendre, deux introverties ensembles, ça tripe pas sur les foules).
Ce sanctuaire consiste en un grand temple, plusieurs lieux de prière disséminés le long d’un chemin tracé par des portes sacrées oranges. Une après l’autre, des centaines de portes tout au long du chemin. Une suite incessante de portes oranges marquées d’écritures noires japonaises. Je sais pas si il s’agit de prières ou de commandites, mais l’effet est impressionnant. Très photogénique aussi.
On a monté toutes les marches, inégales et pas très ergonomiques jusqu’en haut de la montagne. J’avais lu que la plupart des touristes se découragent avant la fin. En effet, au sommet, nous n’étions qu’un petit groupe.
Endroit magnifique à voir absolument! La vue sur Kyoto et, au loin, sur Osaka, est magnifique. Surtout quand le temps est clair, le regard porte loin!
Mais après ce petit exercice, déjeuner et café svp. On se retrouve dans ce petit, mini resto, juste pas loin de la gare. La dame, toute empressée et très verbomoteuse, nous prie de prendre place avec moultes courbettes japonaises. Elle est trop mimi avec sa petite voix qui n’arrête pas. On comprend rien mais c’est pas grave, elle continue.
Ouf! Il est bon le café et Sacha se prend un croque monsieur spécial japon avec des assaisonnements au cari pas piqué des vers. D’ailleurs le pain aussi est remarquable. Une grosse tranche bien épaisse (genre un gros pouce) de pain blanc avec une texture très élastique. Très bon.
J’avais le goût de retourner à Gion, vous savez le quartier ancien des Geisha. J’avais le goût de le voir de jour car notre première visite n’avait pas été concluante.
On se retrouve rapidement dans un autre monde. Partout à Kyoto, les rues (non principales) sont tellement étroites. Mais dans le quartier de Gion, elles le sont encore plus! Et on se retrouve vraiment dans une autre époque. Nous avons vu des vraies geisha. Pas celles qui louent des kimonos! Car oui! Il est possible de louer un kimono et de se faire coiffer à la geisha et de glandouiller dans les rues comme ça! J’ai même proposé à Sacha de le faire. Elle a presque voulu! Moi? Je hais me déguiser alors….
Donc les vraies geisha, il y en a encore. Elles sont discrètes et ne regardent pas les gens. Elles ont un maquillage et des coiffures très élaborés. Le maquillage qui blanchi le visage et les cheveux sous une perruque. C’est un réel emploi. Elles doivent savoir chanter, danser et jouer d’un instrument et aussi posséder l’art de la conversation. Je ne sais pas si elles sont encore employées à divertir les hommes avec leur talent ou ce travail a changé. J’ai tendance à croire que non. Mais elles sont toujours aussi respectées par les Japonais.
Dans notre glandouillage, on s’est dégotté un petit resto de ramen où on commande et paie à même une machine. Celle ci émet un petit coupon qu’on donne au cuisiner, derrière le comptoir. C’était la première fois qu’on tombait sur ce type de resto! Génial!
D’ailleurs notre démarche gastronomique prend plusieurs dimensions. En effet, autant le food tour en fait partie que d’essayer le McDo. Dans chaque pays le McDonald ajoute des plats dans son menu pour satisfaire les clients locaux. Au McDo à côté de l’hôtel, nous avons essayé le double teriyaki et le double spicy burger. Le spicy est excellent, le teriyaki ok. Les frites, toujours pareilles et bonnes.
Autre dimension, les différentes « convenience stores » et épiceries offrent des plats prêts à manger. Jusqu’à maintenant notre favori est le Family mart. Le 7eleven est ok. Ce soir nous essayerons le Dawson. Des onigiri, des sushis, des plats de riz, des petites salades etc. Même des boissons à la vodka!! Moins cher qu’au resto le soir. On voyage « on ze cheap », qu’est-ce que vous voulez!
Dernière chose, ici à Kyoto, les panneaux de commerces sont persillés de français. C’est fou! Le français est partout et pas juste pour les resto. On en voit pour des noms de blocs appartement, pour des bars etc.
CJ, notre gentille guide, nous disait qu’il y a une grosse culture française à Kyoto. D’ailleurs le français est proposé à la petite école. Des restes de la présence des français en Asie? Indochine et tout le bataclan? À investiguer.
Nous changeons de ville, direction Osaka. Comme les deux villes sont contiguës, le transport sera facile, des trains de banlieue et un peu de métro. Binbang dans un petit appartement pour 3 nuits. Ce sera bien d’avoir un peu d’espace!











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