Ahhh mes amis!! Bon… je commence encore avec des points d’exclamation mais, vraiment, ça les vaut.
On sent beaucoup la présence des touristes ici, beaucoup plus qu’à Tokyo. Il faut dire que la ville est minuscule en comparaison. Et les sites épiques sont en moins grande quantité.
Vous savez ces tours Eiffel et ces châteaux Frontenac qu’on DOIT voir absolument voir dans chaque ville?
Ben nous avons réglé le cas d’une tour Eiffel. La forêt de bambou, la fameuse forêt Arashiyama. Du moins pour moi, cette forêt est un incontournable car elle est d’un photogénisme incomparable.
Mais avant, nous avions rvs avec CJ, une expat de très longue date, guide de son état, pour un food tour dans le marché Nishiki. Marché établi depuis les années 700. Calcul rapide: 1300 années d’histoire!
Food tour avec CJ, dans cette rue de 5 pâtés. À nous faire expliquer et goûter des aliments et petits plats de rue hors du commun.
À poser une multitude de questions aussi, vous me connaissez! Vraiment intéressant de connaître aussi l’histoire de ce lieu où les chefs des plus grands restaurants de Kyoto viennent s’approvisionner tôt le matin. Où les plus anciens propriétaires ont leur maison juste à côté de leur commerce, directement en façade dans le marché. Un droit acquis. CJ nous disait qu’ils sont les « lords » de la rue. Des commerçants de générations en générations. Depuis le début!
Avec nous un petit couple d’anglais. Donc 4 touristes avec notre guide! Génial! Un bon 2hres à s’écarquiller les yeux, ouvrir sa panse à cette bonne nourriture glanée tout au long du marché. Des petits plats qu’on peut manger debout, sur place, rapido. CJ nous explique que souvent les Japonais, durant le jour, ne font pas de repas à proprement dit. Ils attrapent des choses à grignoter au passage. Ils n’ont pas non plus de dessert officiel ce qui fait que beaucoup de plats sont à mi chemin entre le salé, le humami et le sucré un petit peu. D’ailleurs, j’ai toujours trouvé la cuisine japonaise sucrée à mon goût, moi qui a la dent salée. Par exemple, le teriyaki. Petit goût sucré n’est-ce pas?
C’est peut-être le seul mini reproche que je ferais à ce tour. Tout était un peu dans les tons de sucré. Mais sinon, je vous invite fortement à prendre un tour avec cette petite start up « Ninja food tours ». Nous avons eu du mal à nous séparer de notre guide!
Deux coups de cœur: des croustilles de riz au soya, détrempées et accompagnées de sauce ainsi que des sushis de Wagyu. Le bœuf, d’une tendreté incroyable tandis que les croustilles, une texture un peu impossible à décrire mais vraiment intéressante. D’ailleurs, saviez-vous que wagyu veut dire bœuf japonais. Wa = japonais et gyu = bœuf. Dire bœuf wagyu est donc un pléonasme… hum…
CJ nous explique aussi la signification et l’utilité des tissus devant les portes de restaurant ainsi que les lanternes qui sont accrochées sur la devanture.
Il y a 1000 ans, les tissus devant la porte d’entrée servaient à essuyer la bouche des gens qui quittaient le restaurant! Beurk! Mais aussi, si le tissu est baissé, ça veut dire que le restaurant est ouvert. C’est encore utilisé à Kyoto, le rideau est baissé pour l’ouverture du resto. On ne fait plus le nettoyage de la bouche par exemple!!
Les lanternes, quand à elles, elles affichent le menu! Génial! On fait d’une pierre deux coups, on éclaire la devanture et on affiche le menu du jour!
J’ai aussi demandé à CJ pourquoi les Japonais ne parlent pas anglais ou si peu. Ce que j’ai compris de son explication, c’est principalement par non conformisme historique et culturel. Les Japonais voulaient faire du commerce avec l’Europe mais comme la condition imposée par l’Europe à l’époque était de se faire endoctriner religieusement, ils ont simplement dit non! Et cette mentalité est restée.
Nous avons aussi dû faire un crash course des icônes de Google maps. Kyoto n’est pas Tokyo. Les transports en communs sont très divers et moins intégrés. Google maps nous propose des trajets et il faut voir la subtile distinction entre l’icône autobus (une grande fenêtre et des petites pattes droites) de celle du train (deux petites fenêtres et des petites pattes courbées). Subtiles svp et surtout, il fallait le savoir!
Surtout pour se rendre à notre tour Eiffel du jour! La forêt de bambou!
Pour s’y rendre, nous avons pris un cocktail d’autobus, de métro et de tramway. Rien de moins. Mais je vous garantie, le cocktail en vaut définitivement le détour. Même la foule de touristes! (Si vous pouvez, allez-y tôt, nous on a pas pu)
Quel endroit majestueux. Ces grands arbres longilignes avec ses petites feuilles en cime qui volettent à la brise. Oups un élan poétique on dirait! Mais ça le vaut. L’endroit, tout en hauteur et en verdure est magnifique. Ça vaut la peine d’aller jusqu’au fond du parc. Les gens se découragent avant et on se retrouve presque seuls.
J’avoue avoir eu un autre coup d’émotion. Un autre lieu que je voulais prendre en photo à l’instar de mes photographes préférés (surtout Trey Radcliff pour ce lieu). Et je m’en sors pas si mal considérant la foule sur les lieux (voir plus bas).
Pour terminer cette belle journée, rien de mieux que de bonnes nouilles soba en soupe, au resto juste à côté de l’hôtel. Dodo tôt car demain on part à l’aube, 6:00 sharp, pour aller voir le château Frontenac de Kyoto, le sanctuaire Fushimi Inari-Taisha.








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