Ahhhh mes amis mes amis! Je suis bouche bée de beauté et de bonheur!

Pourquoi? Le lieu, la ville, la montagne. Mais d’abord, le périple et l’apprentissage.

Nous avons quitté l’hôtel APA Pride de bon matin et je me doutais que nous allions enfin voir la ville vivante. Nous partions en pleine heure de pointe. Nous n’avons pas été déçues. Y avait du monde en motadit dans le métro. Même que nous avons eu quelques regards qui semblaient dire: « heuuu tu rentre pas ici toi avec ta valise!! » Sans méchanceté, seulement une évaluation spaciale d’expert.

Mais n’écoutant que notre courage, nous avons vaincu le manque d’espace et avons pris notre place dans le métro, jusqu’à la gigantesque station de train/bus Shinjuku. Nous avions rvs avec un autobus pour se rendre à la station Mt Fuji, 2:30hres plus loin.

Nous étions parties un peu en avance afin de permettre une petite investigation de ma part sur les billets de train. J’ai compris que les Japonais ne réservent pas leur train d’avance. La veille ou le jour même, ils se présentent à la gare et achètent leur billet. Je voulais faire l’achat des billets pour notre prochaine destination: Kyoto

La machine est gentille, elle parle anglais. Elle propose toutes sortes d’itinéraires et évidemment, malgré l’anglais, y a des protocoles qu’on ne comprend pas ou qu’on devine un petit peu. Pour faire une histoire courte, on m’a proposé un itinéraire mais je ne pouvais acheter qu’une portion du trajet. L’autre il fallait l’acheter à la gare locale, la station Mt Fuji. Comprend pas trop mais bon. Une fois arrivées à Fujiyoshida, j’achète mon billet. Nous avons aussi 3 correspondances de train de banlieue à faire avant de prendre le shinkansen pour Kyoto. Tout un périple !

Mais Mme Google est ma meilleure amie et elle est d’une efficacité implacable. On peut definitivement s’en remettre à elle pour nous prendre par la main.

Alors arrivée à Fujiyoshida, petite ville au pied de Monsieur Fuji lui même. Nous avons réservé, suivant le bon conseil de ma belle Sacha, une nuit dans un ancien gîte pour les pèlerins du Mt Fuji. Une maison de 400 ans, tout de bois et de fenêtres en papier. Avec des tatami comme plancher et des futons tout plats et minces comme lit. Un endroit d’une simplicité et d’une sobriété magnifique.

Accueil par l’hôte, une toute petite dame, haute comme 2.5 pommes. Vraiment! Elle nous fait le tour du proprio et je dois presque baisser la tête pour passer dans les cadres de porte et sous les poutres. La maison sent le bon bois et un peu l’encens. Notre chambre n’est pourvue que de 2 futons par terre et une mini table. La fenêtre se ferme avec des panneaux glissants en bois dont les carreaux sont en papier.

L’hôte nous raconte que le grand-père de son mari était un moine et que la maison faisait partie de la famille depuis plusieurs générations. Vraiment, se retrouver dans l’histoire comme ça après Tokyo, c’est bon pour le cœur, l’âme et les yeux.

Par contre, notre estomac lui, n’en a cure de ces considérations et exige beaucoup d’attention. Je demande à Mme hôte de nous recommander un resto qu’elle aime. Elle regarde l’heure, fait une grimace d’inquiétude et me dit que pas loin, y a un petit resto de nouille Udon mais il ferme à 14:00. Dans 30 minutes. GO!!!!

Cherche le resto, pas évident, il est minuscule et, en devanture, qu’un seul mini panneau en japonais. Mais la dame qu’on croise nous confirme, c’est bien là! Ouvre la porte, tasse le rideau japonais et le monsieur nous accueil avec une feuille plastifiée en nous identifiant les plats sold out. On choisi des nouilles tièdes au sésame. Quel délice! Assises en indien (oups on appelle ça comment maintenant?) par terre dans ce petit local qui doit accueillir tout au plus une vingtaine de personnes. Les nouilles sont faites maison et coupées inégalement. La sauce est acidulée et au bon goût de sésame. Un tout petit peu de légumes. Délectable et remplissant à souhait!

Nous sommes parties en exploration de ce petit bled tellement charmant. Le premier but, c’est bien évidemment de voir M Fuji dans toute sa splendeur. Ce n’est pas la meilleure période de l’année semblerait, il est souvent caché derrière les nuages, le gêné!

C’était sans compter sur la puissance de la page Sears super spéciale! Celle qui permet de commander le temps. Et bien on l’a vu! Avec des petits nuages accrochés dessus pour un effet plus dramatique mais aussi complétement dégagé! Quelle magnifitude! Excusez les exclamations mais tout de même, voir le Mont Fuji « in the flesh » c’est impressionnant! Presqu’autant que de voir M. Everest! Bon bon bon, fini le name dropping Cawo!

Tout près du gîte, on trouve aussi un très gros sanctuaire, ultra important, dédié au dieu Fuji. Il est immémorial. Impossible de connaître l’âge exact de ce site. Mais pour vous donner une idée, un cèdre y pousse depuis plus de 1000 ans (oui, 3 zéros)!!!!!

Le sanctuaire est au milieu d’une forêt d’arbres gigantesques. Des pins, des cèdres, des arbres à l’écorce rouge dont je ne me souviens plus du nom. La forêt est si dense que le soleil ne touche jamais au sol. Comme en témoigne les pieds des différentes statues et autre monuments complétement envahis de mousse.

Nous avons déambulé un bon moment dans ce site si paisible. La bouche complétement béate et très heureuses de notre découverte.

Retour au bercail, tranquillement pour notre pause de fin d’après-midi qui ne dure que quelques minutes parce que je me rend compte que le timing des trains est très mauvais. Notre trajet de demain est complexe et il semble qu’entre 2 transferts, nous n’ayons que quelques minutes (2-3). Pas bon.

Finalement, vous saurez que les billets de train locaux sont bons pour 1 mois. Les billets roses. On peut les utiliser pour n’importe quel heure de départ. On part 40 minutes plus tôt. On est ok. Dur apprentissage des transports je vous dis. Mais à force de grimace et de simagrées et de Google traduc, on s’en sort!

Et la nuit dans ce paradis spirituel? On dort sur nos deux oreilles, surtout qu’il fait frais, 13 degrés, et on a plein de bonnes couvertes. Parfait pour les québécoises!!

Petite note sur nos déambulages. Partout nous retrouvons des petits effets japonisants sur les bâtisses. Quelles soient récentes ou anciennes, on voit une petite courbe sur le toit, un motif ou la forme de la maison. Très différent de l’architecture que nous retrouvons souvent autant en Asie (Vietam) que dans les pays d’Amérique centrale ou du sud (Costa Rica, Bolivie, Chili) qui consiste en une bâtisse en béton, avec un commerce en bas et la résidence en haut.

Et la suite? Kyoto nous attend les bras ouverts!

Au resto de nouilles Udon
Nouilles Udon maison
Petit resto
Mt Fuji avec ses nuages
Sanctuaire
Forêt du sanctuaire
Arbre millénaire
Mt Fuji découvert

Petite chambre
Le gîte

Une réponse

  1. Super intéressant… Merci de partager votre périple!

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