Sacha me dit: « il faut aller là!!! » Alors moi, devant cette exclamation et ce désir, je dis oui! Le là en question? Le musée du Ramen, à Yokohama.

Sacha, dans ses recherches, a beaucoup mis l’emphase sur des activités entourant le nourriture. Des food tour, des cours de cuisine, des musées, etc sans doute influencée par certaines personnes de son entourage proche…

Alors, musée du Ramen sera!! Thématique cuisine après tout!

Il faut comprendre que pour se rendre à Yokohama, il faut une bonne heure et plusieurs transferts. Mais qu’à cela ne tienne, c’est ça l’aventure! Et tout est nouveau, tout est à voir. Le but n’est qu’un prétexte n’est-ce pas?

Nous partons, comme à notre habitude (déjà!) de notre petit café près de l’hôtel et après avoir but, bien évidemment, le nectar de courage (ergo café).

La route sera intéressante car nous avons des transferts et aussi des lignes de métro qui deviennent d’autres lignes de métro. Je sais, c’est pas clair mais moi non plus je ne comprenais pas trop. Les indications disaient de rester dans le train mais la ligne changeait de nom, la numérotation des stations par la même occasion.

Mon hypothèse: si la ligne devient train extérieur ou encore devient la responsabilité d’une autre ville, elle change de nom, de couleur etc.

On a eu 3 changements comme ça. Mais on s’est rendu, c’est ça l’important!!

Et on a vu la banlieue de Tokyo et ses quartiers résidentiels. Wow!! Des maisons et des blocs tout cordés. Pas de place pour un petit jardin ou un carré de sable. Le pouce carré, dans ce secteur vaut de l’or c’est certain!! Mais attention je suis pas dupe! Ce sont les résidences près de la track de chemin de fer, souvent des logements, comment dire, pour une population à moindre salaire, plus populaire.

J’ai compris une autre raison pour laquelle j’étais si heureuse d’être ici à Tokyo. L’architecture! Elle me fait penser à deux de mes films préférés: Blade Runner et The fifth element. Vous me direz: « mais Cawo, dans ces films, l’ambiance est glauque et les bâtiments sont décrépis et tout ». Oui mais si on enlève ces deux éléments, on se retrouve devant une diversité particulière d’architecture. Très typique de Tokyo. Je suis certaine que messieurs Scott/Villeneuve et Besson se sont inspirés de cette ville!

Alors le périple au fond de la banlieue de Tokyo se fait aussi facilement que si nous étions restées dans notre chambre! -Lebel factor- on est dimanche, tout est tranquille. Je remarque tout de même quelques regards vers nous, des regards principalement de surprise. J’ai pas l’impression que les touristes s’aventurent beaucoup en banlieue.

Et même si on voulait avoir l’air de locaux… même si je laissais ma caméra à l’hôtel… impossible. Alors on assume pleinement, et c’est parfait comme ça.

J’ai dit que tout était tranquille? Sauf quand on arrive au Musée! Soudainement, line up et foule agglutinée! Et bien! Ils sont tous là on dirait. Et 98% de japonais! Parfait c’est ça qu’on veut!

Le musée en tant que tel ne fait qu’une pièce où on explique la provenance des ramen. Selon ce musée: les ramen ont un père chinois et une mère japonaise. En fait, l’origine est chinoise, son évolution est japonaise.

Chaque région du Japon, et même à l’intérieur de ces régions, ont leur ramen locale. Ça commence avec la base qui peut être de soya ou de miso, après les accompagnements, les ingrédients etc. Tout comme les bonnes soupes de chez nous finalement.

Le clou de la visite, c’est assurément le grand hall, au sous sol, où on retrouve une multitude de shop de ramen servant des spécialités régionales et aussi la foule qu’on y retrouve! Rien ne nous préparait à ça! En regardant de haut la foule en bas et les files d’attente pour chacune des shops, mon réflexe était de partir. Mais, on a pas fait une heure de trajet pour rien et mon estomac non plus n’était pas d’accord pour partir.

On avait choisi une ramen à base de soya. La logique? Ces soupes viennent plus du nord et comme on va au sud, on risque de ne pas en avoir sur notre chemin. Implacable logique!

Alors on se plante courageusement dans la file d’attente. Un monsieur vient nous voir et à force de simagrées, on finit par comprendre qu’on peut aller glandouiller en haut car il nous a inscrit à une liste d’attente et quand on aura une cloche à côté de notre chiffre sur mon cell on pourra venir. Parfait!!!

15 minutes plus tard, la cloche apparaissant, on a repris notre file d’attente, beaucoup moins grande d’ailleurs. 10 minutes plus tard la soupe bien chaude nous faisait des clins d’œil.

Quel délice!!!!! Le bouillon onctueux et bien assaisonné, les nouilles (avec gluten mais bon…) moelleuses et les ingrédients parfaits.

Contentes et repues, nous avons déambulé dans le quartier avant d’entreprendre le chemin du retour tout aussi agréable et facile.

La suite de la journée? J’avoue avoir fait de l’insomnie plusieurs nuits de suite et avec le décalage, je suis complétement fatiguée. Alors retour à la casa. J’en profite pour demander à une jeune dame du « front desk » de m’aider avec l’achat des billets d’autobus pour le Mt Fuji.

Et bien après moult essais et au moins un très gros 45 minutes, nous n’avons pas réussi. Entre la barrière de la langue, les traductions de sites, des protocoles de formulaires différents et compliqués, on a abandonné… il s’agit d’ailleurs d’une cause principale de mon insomnie actuelle. Les déplacements et surtout l’achat des billets.

Je constate que la traduction des adresses du japonais au français, apporte quelques fois des erreurs. Le protocole d’adressage est d’ailleurs différent.

J’ai finalement utilisé un site, spécialisé dans l’achat de transport, 12go.asia (je l’avais utilisé pour réserver les trains en Inde), pour faire l’achat de billets d’autobus pour le Mt Fuji. Moyennant un petit coût additionnel, ce site est franchement très efficace.

Un autre site m’aide pour la planification et l’achat des billets de train: Navitime. Site/app japonais spécialisé dans le tourisme au Japon.

Mais honnêtement ce n’est pas évident, cet aspect du voyage. Surtout que je n’ai pas pu le préparer autant que je ne le voulais car j’ai dû me concentrer sur le changement de pays in extremis (les Philippines) avant de quitter le Canada. Mais on s’en sort.

Tandis que je suis dans les considérations moins positives, nous constatons que les légumes ne font pas partie des plats habituels et quotidiens des japonais. Du riz ou des nouilles en masse. Un peu de viande ou de poisson. Mais des légumes? Quasi inexistants! J’avais pas vu ça venir!!!!!

Aujourd’hui au menu? Histoire et culture!! Dernière journée pleine à Tokyo, on va en profiter!

Faune du métro: une geisha
Faune du métro: une cosplay
Metro devient train
Foule du musée
Line up
Choix de soupe: approx 9$ chaque
Traduction
Nos soupes!
Architecture
Architecture
Souper à la chaîne de restauration rapide Yoshinoia. On va toutes les essayer!
Shrine devant l’hôtel!
Temple du shrine
Déjeuner de Sacha: 436yens = 3.99$

Une réponse

  1. Oh miam les soupes! Bah, les légumes, c’est surestimés! Hihihih!

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