À Grande Anse, je vous l’ai dit, le vent est digne de celui des plus belles tempêtes de neige. C’est fou, la roulotte est en perpétuel remous que dis-je, les fenêtres brassent, la carapace gémit. La structure est rudement brassée par ce vent qui arrive du fond de la Baie des Chaleurs.
Sérieusement, moi, une fille du bas, habituée au vent frais et fort du fleuve, je suis impressionnée. Et ça perturbe les chiens aussi. Surtout Alice…
Depuis notre arrivée qu’on ne l’a reconnaît pas. Elle gémit, elle pleure, elle saute et elle ne sait pas ce qu’elle veut. Hier, le point culminant de cette grande perturbation, Alice s’est élancée au bout du terrain, vers la mer, dans le précipice… pour tomber 2 pieds plus bas sur une petite plate forme, ce qui l’a sauvée de la grande chute qui aurait été fatale sans aucun doute (on peut penser que la falaise fait au moins 4 étages de haut!). Nous étions certaines que s’en était de Alice… mais nous l’avons récupérée bien vivante.
Tout est rentré dans l’ordre aujourd’hui. Elle s’est enfin calmée. Nous avions déjà envisagé d’écourter notre séjour d’une journée et de revenir vers Québec demain. Finalement nous serons ok.
Belle découverte ce matin, la plage du village de Maisonnette. Juste le nom de ce village commande d’aller le visiter. Il ne faut cependant pas s’attendre à ne voir que de petites maisons. C’est plutôt varié comme architecture.
On y voir aussi un très grand patriotisme acadien. On a même peinturé le bas des poteaux de téléphone des couleurs du drapeau acadien: bleu, blanc, rouge avec une étoile jaune sur le bleu. Le drapeau acadien, il est partout, partout et partout et il est représenté de toutes sortes de façons.
Mais revenons à cette belle découverte: la plage du bout de la péninsule Maisonnette au village de Maisonnette. Une belle plage qui s’étire en bras de mer. Avec des hauts fonds lorsque la marée est basse. Nous y avons marché avec les chiens, à l’abri du vent maléfique (enfin!). Et c’est là que Alice a repris ses sens je crois.
J’avais dit à Sacha « on se payera un seul resto dans le coin ok? » pas parce que je suis cheap mais j’ai des grands plans qui débutent bientôt et qui seront onéreux. (Je vous en parle bientôt pour ceux qui sont encore dans l’obscurité de ce projet).
Après un sondage international et impartial mené par bibi auprès de plusieurs représentants de la gente locale (Patrick du airbnb, la dame de la station d’essence, les jeunes du kiosque d’information) nous avons jeté notre dévolu sur le resto Chez Isa (« mais c’est des fruits de mer par exemple » que m’a dit la dame de la station avec son magnifique accent acadien – relisez en imaginant ça, c’est tellement beau!).
Alors Chez Isa. C’est finalement ok comme resto mais pas plus. J’ai pris la morue. Elle était bonne mais servie avec des frite frisées McCain et des légumes en canne. À 26$ l’assiette….
Sacha, je crois, a été plus choyée avec le spag aux fruits de mer. Donc Isa, on peut trouver mieux je crois même si on nous l’avait recommandé.
En lâchant Isa, on est allé retrouver les Poirier, Audet, Landry et autres patronymes acadiens du village acadiens afin de terminer notre visite. Il nous restait la portion 20ieme siècle. Celle ci semble moins populaire, donc plus tranquille. Vous savez ce que ça fait quand il n’y a pas de momentum, un peu comme un resto vide, les service est moins bon et les animations l’étaient aussi.
Nous avons tout de même vu beaucoup de choses vraiment intéressantes. A commencer par un garage des années 30, un cordonnier, un ferblantier et un tonnelier. Ainsi que plusieurs maisons des années 20-30 de rangs sociaux et économiques différents.
Vraiment ce village, si vous passez en Acadie, est un must. Y marcher, rencontrer les gens passionnés qui y travaillent et vous renseignent sur la vie quotidienne des gens de diverses époques rencontrées. C’est passionnant et tellement divertissant. Surtout la première partie du village, la plus historique.
Habituellement dans les livres d’histoire, on ne voit que les hauts faits des victorieux et occasionnellement la vie de ceux ci.
Voir ainsi représenté le quotidien des gens dans des époques si rudes. Voir à quel point les gens étaient débrouillards, solidaires et interdépendants. C’est extraordinaire. Même le quêteux du village avait sa place. Le colporteur de nouvelles d’une maison à l’autre. Il avait son banc, qui, une fois ouvert, devenait un lit pour lui permettre de dormir au chaud et au sec.
Maintenant que Alice et nous sommes remises de nos émotions, nous planifions de rester ici demain. Possiblement une visite dans la pénisule Acadienne, à Caraquet et plus loin. On s’en redonne des nouvelles!








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