Il y a de cela 3 ans maintenant, avant covid et tout ce qui s’en suivi, Sacha et Nic m’ont offert un certificat cadeau pour le train de Charlevoix!! Et depuis ce temps que j’espère pouvoir m’en servir de ce certificat cadeau!
J’ai bien tenté de l’utiliser cet été afin de faire découvrir à mon grand la beauté du fleuve et des montagnes. Malheureusement, il aurait fallu prendre 4 sièges pour être ensembles.
Je me suis donc jetée sur l’automne pour faire cet aller-retour d’une journée. Vous saurez que ça non plus, ce n’est pas si facile à faire. Il semble qu’il y ait plus de trains à l’allée que de trains au retour…
Peut-être une petite stratégie pour inviter les gens à rester dans les lieux de villégiature de la région?
Finalement, à force de stratégiser sur le calendrier, j’ai trouvé un aller-retour la dernière fin de semaine du service de train.
Aller côté falaise, retour côté fleuve. Sacha de me dire, « la prochaine fois, svp on devrait faire l’inverse…. -oui ma grande c’est ce que j’aurais aimé aussi. Le soleil se couche tôt à la fin octobre et le train de retour est a 17:30… »
C’est comme ça que nous nous sommes retrouvées, la belle grande et moi, à aller passer la journée à Baie St-Paul (BSP). Évidemment, la page Sears, spécial abonnée météo, à fonctionné à merveille! Ciel bleu, 14 degrés, que demander de mieux pour glandouiller dans les rues de BSP??
Après avoir donné mes instructions à la gardienne de chiens (surtout pour Alice qui est encore en convalescence) on se dirige vers les chutes Montmorency, d’où on prend le train.
Un petit 3 heures de train. Tranquilo, à être contente d’être ensemble pour bénéficier de cette petite aventure. On se colle et on se gazouille ça en regardant la chute. Je me dis, hummmmm si je me fie à l’orientation de mon siège, nous serons côté fleuve finalement.
Il faut comprendre que les sièges ont été réorganisé, le gars nous attendait, aux marches du wagon, avec sa feuilles remplie de noms écrits à la main. Nous n’avions donc pas les mêmes sièges que sur mon billet.
Mais non finalement, nous sommes côté falaise, mais nous sommes assises dos à la direction. Bon, pas bien grave. Au retour nous serons ok.
Le trajet commence tranquillement car nous passons à travers les villages de la côte de Beaupré (Ange Gardien, Château Richer, Ste-Anne de Beaupré et sa basilique).
Vous savez, qui dit train, dit cours arrières! Et c’est encore le cas. Des tranches de vie se passent à travers notre fenêtre: un monsieur boit son café en regardant le train, d’autres sont assis devant la basilique, sur leur chaises de camping. On sait pas trop ce qu’ils font. On dirait le trio dynamique de memerage du coin.
Je dis à Sacha, après le tunnel de Ste-Anne, c’est l’inconnu! Le Cap Tourmente et St-Joachim. La Petite Rivière St-Francois et surtout, surtout, l’omniprésence du fleuve. Des rives intouchées car cernées entre la mer et les falaises abruptes.
Magnifique ce paysage sauvage. Et le train, ce puissant engin, qui passe tranquillement, en ne voulant pas trop déranger. C’est vraiment magnifique d’être là à contempler cette nature. Les grands bateaux sont tranquillement en train de voguer au gré des vagues. Et les phares, ces bâtisses en forme de toupies (comme le phare de l’ile du Pot à l’eau de vie), qui sont comme des sentinels, solides et immobiles. Il y en avait 4 le long de la rive. Je savais pas.
Vers 11:45 je dis au jeune qui faisait le service que c’était un excellent moment pour nous apporter notre dégustation. Oui! Quand j’ai réservé, je nous ai pris une petite degustation des produits de Charlevoix en guise de repas. Pourquoi pas? 48$ pour un lunch de bons produits locaux, c’est bien!
Quelle ne fut pas ma surprise!! Le gars revient avec un sac en papier d’où il sort trois produits bien emballés comme à l’epicerie: 2 fromages et un kit de charcuteries. 4 paquets de toast melba et 2 kits d’ustensiles en plastique. Pas d’assiette, pas de plateau, pas de couteau pour couper le fromage.
Évidemment, je suis surprise de ceci. Je l’exprime au garçon qui me dit que c’est tout le temps comme ça. Alors je vérifie sur le site, il n’y a aucune indication qu’on devrait apporter notre kit de pic nic pour pouvoir profiter de la dégustation. Ça aussi je l’ai indiqué au gars qui me dit, surpris, que c’est la première fois qu’on lui fait la remarque. Soit je suis devenue fancy mais moi je trouve ça vraiment cheap….
Nous continuons notre périple tranquillement et sans autre surprise.. Oh peut-etre juste quelques petits soubresauts d’animation de type « la croisière s’amuse » pour souligner l’anniversaire ou les noces de quelques passagers. J’ai eu un peu peur de me retrouver dans un espèce de train animé honnêtement. Je sais… fancy et snob la Cawo
BSP, joli village. Nous arrivons à l’hôtel Germain. A quelque pas du village. Nous avions dégoté quelques endroits à visiter et nous sommes parties toutes énervées de cette belle température.
Premier arrêt: Musée des beaux arts. Très joli petit musée, vraiment. Et l’exposition en cours? BGL, trois artistes qui ont représenté le Canada plusieurs années dans des Symposiums. Ultra connus semblerait. Je ne les connaissais pas. Ils sont connus surtout pour une installation, un atelier d’artistes, composé d’une multitude de cannes de conserve multicolores, qui remplissent le champ visuel et qui empêchent, au premier regard, de voir se qui se cache partout dans l’installation. Et soudain, le regard une fois désaisi, voit le reste. Et c’est passionnant, magnifique! Nous avons beaucoup aimé!
Glandouillage dans les rues. Il fait trop beau pour entrer dans les magasins. On finit rapidement le tour du proprio finalement.
On décide donc d’entrer dans le magasin général. Rempli de produit locaux, il est vraiment interressant. Je prend mon courage à deux mains et demande à la caissière où elle aime manger à BSP. Elle nous conseille le smoked Meat chez Joe (mais il ferme dans 30 minutes) le resto je ne sais plus son nom (mais il ouvre à 17:00) et le café des artistes ou nous jetons notre dévolu.
Sur la terrasse, avec un service ultra jovial, nous avons bien mangé et relaxé.
Au retour, j’avais envie d’aller voir le fleuve. Je demande à notre jovial serveur ce qui en est: vous êtes à pieds? Ishhh c’est long même si vous allez vite. Déception un peu mais la localisation du village versus le fleuve est relativement éloignée. On aurait pu y aller à partir du train mais nous n’aurions pas pu aller au village alors.
On nous avait dit 17:00 pour l’embarquement. Il y avait de la populace! 2 trains, 2 files et 2 fille qui valident les noms sur des feuilles de papier (encore). Beaucoup de confusion. On aurait dit que tout avait été réorganisé à la main encore une fois. Vraiment bizarre cette organisation.
Nous sommes réparties plusieurs minutes en retard et j’avoue que mon impatience touchait plus le fait que nous allions arriver plus tard que prévu à la maison et que par conséquent, les chiens (Alice particulierement) y seraient seuls plus longtemps….
Côté fleuve au retour. Peut-être 30 minutes de visuel car la noirceur tombe vite! Le reste du voyage? À faire des photos et mémérer avec la belle grande!
Il ne faut pas négliger l’arrivée grandiose avec les chutes illuminées! En arrivant avec le train, nous étions aux premières loges pour les admirer. Ah oui! J’ai oublié de vous dire que nous avons fait le voyage de retour à reculon aussi.
Sommes toutes, un beau voyage! Quelques moins bonnes surprises (ie la dégustation, l’animation, la désorganisation, les commerces/restos fermés, le fleuve trop loin) mais malgré celles-ci, le voyage en train, ben il vaut vraiment la peine!
La prochaine fois, peut-être que j’en profiterai pour aller jusqu’à la Malbaie. On y avait loué une petite maison, Sacha et moi, pendant le Covid, tout juste à côté de la gare du train de Charlevoix. On l’avait vraiment aimée cette maison!







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