Les deux derniers jours de notre séjour ont été composés de poutinage et de découvertes culinaires!

Comme vous le savez peut-être, le Canada demande de montrer patte blanche, que dire, patte immaculée! Tant au niveau de la vaccination, pour pouvoir accéder aux diverses exemptions qu’aux tests de dépistages. Vous pensez peut-être qu’on demande le test rapide, résultat en 15 minutes? Que nenni mes pauvres!

Non non! On demande « ze big one ». Celui qui te nettoie bien comme il faut le fond des sinus nasals (naseaux?) et qui te racle solidement le fond de la gorge tout en te taquinant la luette question d’avoir un haut le coeur bien senti.

Elle a bien failli recevoir une giclée de mon dernier repas la pauvre dame et aussi les postillons de mes éternuements!

Mais je m’emporte et je saute des étapes! Avant d’arriver à ces éructations, il s’en est passé des choses!

J’avais pris rvs dans une clinique où on indiquait les résultats entre 24 et 72hres…. le Canada exige moins de 72hres. Nous avions communiqué avec la dite clinique qui nous avait confirmé que les résultats seraient dispo dans les 48hres max.

Une fois dans le line up, on se fait apostropher par deux voyageurs francophones qui nous disent que la clinique ne garantie pas les résultats avant 72hres!! Et nous étions à 48hres du départ. Pas bon…

Alors bye la clinique, il faut en trouver une autre. Pour faire une histoire plus courte un peu, on a trouvé, yes! On s’est fait nettoyer tout, yes!(voir plus haut). On a payé plus cher mais c’est ok, yes! Et on a eu les résultats en moins de 12hres! Yesssir!!! Évidemment des résultats négatifs tsé, sinon l’histoire du voyage se aurait tourné différemment.

Grand soulagement pour moi-même pour qui l’anxiété est toujours prête comme une scoutte sur son 31….

Il ne nous restait qu’à profiter de nos derniers moments avec Maria et Jael. Et qu’avons-nous fait en bons Mexico-Quèb? Ben, on a mangé!

Plusieurs restos sont sur la liste de « il faut qu’on y aille avant de partir » mais évidemment, avec 2 jours devant nous, il fallait choisir et/ou improviser.

On a aussi profité de ces divers rvs pour aller voir l’université de Jael. Instituto Universario Amerike. Petit campus spécialisé dans les multimédias. Il fait un baccalauréat en production musical.

D’ailleurs Maria et moi, on a des plans pour la grande maison qu’il achètera une fois devenu un DJ célèbre et richissime. Café, resto, librairie, résidence et, évidemment, une piste de dance sur le toit pour les performances de l’artiste!

Nous avons aussi eu nos tacos obligatoires dans la rue. Important de se gaver de ce plat mythique avant de quitter México. On sait pas si on va en trouver des authentiques à Québec…

Il va peut-être falloir ouvrir une taqueria …

Trois restos ont retenu mon attention:

1. Tortas Toño: les tortas, c’est un plat typique de Gdl. Et c’est là absolument qu’il faut le manger à cause du pain. Il paraît que c’est le MEILLEUR pain au monde selon Sacha et Jael.

Bon, relativisons. Il est bon le petit pain mais il s’agit d’un pain croûté blanc tout ce qui est régulier. Pas grave, on adooooore la passion alimentaire!!

Donc, la torta, c’est le hot chicken de Gdl. Du pain, de la sauce et de la viande (pas de petits pois). Et ce n’est pas du poulet non plus. Je crois que c’est du porc. En plus, ce n’est pas de la sauce brune mais une sauce rouge piquante ou non. Moi j’ai pris la piquante 🥵 (en masse à part ça!). Confort food dans la vraie définition. C’est vraiment bon!

2. Tacos Providencia: LE resto de tacos ultra populaire. Line up à la porte même à 21:00. Je ne croyais pas que les tacos pouvaient être plus petits et pourtant c’est ce qu’ils servent. Individuellement, chacun sa petite assiette. Bizarre comme façon de faire.

Vraiment bien comme resto mais très bruyant comme une ambiance de cafétéria ultra occupée. J’aime les oignons cuits au bbq qu’ils servent en à côté. Et les tacos vous me direz? Ils sont ok mais ceux de la rue sont définitivement meilleurs! Tout est meilleur sur la rue et je sais pas pourquoi….

Les soupes wonton en Chine, les petits plats de nouilles au Vietnam et les tacos au Mexique, tous meilleurs sur la rue. Je vous le garantis! Testés par moi pour vous mes amis!

W3. Doña Guille : Autre resto favoris des Tejeda-Cantero. Petit resto où on sert des tacos (et oui!) et des enchiladas. Les enchiladas sont délicieux et très bourratifs! Selon Sacha car je me suis encore gâtée de tacos évidemment. Les enchiladas sont habituellement faits d’une grande tortilla dans laquelle on roule un mélange de viande et de sauce. Je n’ai pas pris de chance parce que souvent le tortilla est fait de farine régulière au lieu d’une farine de maïs.

Dans ces trois resto, une constance: l’aqua de Horchada. Une grande découverte pour mon palais. J’en ai parlé plus tôt, il s’agit d’une eau de riz avec un petit goût de canelle. Et des fois, elle est rose. Très désaltérante. Une coup de coeur absolu pour moi et j’en ai bu à toutes les occasions et dans tous les restos où cette boisson était disponible.

Sinon le choix de consolation? Aqua de Jamaica. Eau aromatisée d’hibiscus. Acidulée et très désaltérante elle aussi. La prèf de Sacha.

Dès le retour du travail de Maria, nous sautons dans l’auto à la découverte de lieux intéressants. Elle a ses fournisseuses de places à essayer au bureau. Quelques collègues qui lui donnent des idées. C’est comme ça que nous avons découvert ensemble le superbe resto Casa Luna et aussi ce petit café Hera. Petit café super naninanère chico cute où nous avons dégusté un bon café (tsé).

Maria tenait absolument à ce que nous voyions les oeuvres d’un peintre ultra important dans le panorama artistique de Gdl. Alors n’écoutant que notre curiosité, nous nous sommes précipités au musée downtown Centre ville pour voir ces fresques majestueuses, peintes au plafond. Le monsieur au guichet nous a regardés bizarrement quand nous avons acheté les billets ….. » signorita, le musée ferme dans 15 minutes! » « Alors vamos motadit!!! Pas le temps de niaiser! »

Ça valait la peine messieurs-dames. Wow! Quel artiste! Les fresques sont gigantesques, mouvementées et très éloquentes. Il va falloir étudier ce peintre extraordinaire de part son talent mais aussi, anecdote, il est presqu’aveugle et n’a qu’un bras! Son nom? Jose Clemente Orozco. Retenez ça!

J’ai bien tenté de faire changer nos billets d’avion pour partir de Gdl au lieu de PV sans succès….. alors il a bien fallu se rendre à l’évidence que le vendredi, nous devions nous dire adieu.

Comme Maria travaille, Jael vient seul nous reconduire. J’appréhende ce moment depuis quelques jours déjà avec une sensation dans le fond du ventre. Une sensation que toutes les mamans connaissent et qui est le pressentiment de quelque chose de difficile/triste qui doit arriver avec son enfant…… j’ai mal au ventre et il s’accentue à mesure que nous arrivons à la station d’autobus. Je ne veux pas quitter mon fils de coeur. Pas maintenant que nous nous sommes retrouvés depuis si peu de temps!

Nous prenons nos sacs et je me retourne pour parler à Jael. Il a les larmes au yeux et commence à pleurer doucement. Mon coeur est complètement brisé mais aussi heureux de savoir que lui aussi, ça le brise un peu. Je vous passe les détails de nos derniers moments à se coller tout plein, à s’essuyer les larmes, à se tenir la main et à se donner des gros bizous, Sacha, Jael et moi.

Quatre heures d’autobus dans cette merveilleuse campagne tellement verte et luxuriante, à passer dans de petits villages tellement occupés de la vie quotidienne de ces beaux mexicains que je ne connaîtrai jamais.

Arrivée dans la chaleur moite de PV. J’ai choisi un hotel tout près de l’aéroport. Ben les amis, il est tellement près que nous irons à pieds prendre l’avion demain!!

On en profite pour manger une dernière fois quoi?? Ben oui, des tacos!! C’est un peu drab comme endroit et on a pas le goût de s’ éterniser dehors alors on se cloître madame Sacha et moi.

Je suis tellement pleine de tout ce qu’on a vécu, de tous les plaisirs que nous avons vécus et tout l’amour que j’ai pu donner et recevoir! On surf dans nos têtes tranquillement en rêvassant à tout ce qui nous est arrivé depuis déjà 3 semaines. Chill solide les amis! N’oubliez pas, j’ai eu des leçons de deux professionnels certifiés.

Commence le long détricottage. Il y avait l’autobus. Il y a eu l’avion et ensuite le train. Le train jusqu’à Québec. Le train où tout le bonheur accumulé dans ces trois semaines c’est effacé pour laisser place à une tristesse inqualifiable tellement elle est gigantesquement douloureuse.

En attendant que le train parte de Mtl vers QC. J’ai reçu un texto. Un infâme texo, provenant d’un être rempli de rancoeur et d’amertume. J’ai appris de cette façon que Marc, mon frère, s’était enlevé la vie tandis que je m’efforçais de trouver une façon de me rendre à la station de train de Dorval….

Mon frère Marc a enfin trouvé la paix mais j’aurai pas eu l’occasion de lui dire encore une fois combien je suis fière de lui et des efforts qu’il fait pour essayer d’avoir une vie. Car lui, ça commençait par essayer d’avoir une vie, pas qu’elle soit belle ou satisfaisante. Mais malheureusement, il a décidé que c’était assez. Il était fatigué. Tellement fatigué.

C’est la raison du délai de cet article. Il en reste un dernier à écrire: épilogue. Il arrivera dans les prochains jours.

Une réponse

  1. Passage du bonheur absolu vers une tristesse infinie… 😪❤❤❤

    J’aime

Laisser un commentaire