5 heures de route dans ce magnifique Mexique pour se rendre à San Miguel, notre première destination!

Je n’ai qu’un mot en tête: wow!!!! D’ailleurs j’aurai ce mot en tête tout au long de cette fin de semaine. Les paysages, les villes, la nature me renversent. Je découvre un pays magnifique qui est sous visité et sous connu par nos compadres.

En effet, qui dit Mexique dit tout inclus pour la plupart. Pourtant, honnêtement, ce n’est pas rendre justice à ce magnifique pays.

Je vous donne ici l’itinéraire de la fin de semaine, concocté par Maria et Jael: San Miguel de Allende, Atotonilco, Guanajuato,Chapala (pas prévu au départ, vous saurez pourquoi en temps et lieu).

Les paysages defilent tranquilement (quoique tout de même à 120km/hre) et j’ai la bouche complètement bée. Quel pays magnifique, quel paysage extraordinaire.

La nature me fait un peu penser à celle du Utah par ses montagnes a flancs rocheux, en forme de table (Meseta = montagne en forme de table). La végétation est basse, arbustes, herbes et cactus. Oui oui, des cactus clairsemés ça et là à travers les arbustes. Pas de forêt réellement, et pas de conifères non plus.

Le Mexique est sillonné de deux chaînes de montagnes dans sa longueur. On a déjà parlé de la Sierra Madre Occidentale et il y a aussi l’Orientale.

San Miguel se situe au centre, entre ces deux Sierra, sur le plateau en altitude. Du moins pour une québécoise pure laine qui est habituée à l’altitude zéro! Nous culminons à 1900 mètres! Pas mal tout de même mais pas assez pour commencer à s’en ressentir. (La haute altitude, c’est 3000 mètres et plus et c’est la que l’oxygène commence à se rarefier).

Trêve de connaissance encyclopédique! Nous faisons notre chemin et moi de m’exclamer constamment devant ce magnifique paysage. Le jour se lève et nous voyons la brume se disperser tranquillement. Vous savez, cette brume qui suit le sillon des rivières. L’eau plus froide, l’air chaud, etc… magnifique!

Après quelques heures de trajet, une pause pipi s’impose. Les haltes routières sont en bord de route, pas en retrait comme au Québec. On se stationne presque sur l’autoroute! Alors tous, on y va, soulagés de se soulager!

Que n’arrive-t-il pas quand je retourne à l’auto? « Maria, je ne trouve pas mon cellulaire! » Alors débute une quête frénétique pour trouver le cellulaire que j’avais laissé sur le siège, j’en suis certaine.

OMG, pas contente la fille, le cellulaire dépositaire de toute la paperasse  nécessaire pendant le voyage. Tout est téléchargé dans le cloud évidemment mais tout de même. C’est là qu’on se rend compte que cette machine infernale (un ordinateur de poche somme toute) est dépositaire de beaucoup et nous en sommes tellement dépendant. Recherche, recherche infructueuse. Je commence à me dire que quelqu’un l’a volé. Mais Sacha était dans l’auto sauf quelques secondes, il aurait fallu faire ultra rapido.

Un petit monsieur vêtu d’une veste fluo, un employé de la halte, interpelle Maria « ¿Qué buscas tan intensamente? » (Qu’est-ce que tu cherches?) Maria lui dit et il part vers une genre de case, revient avec mon cellulaire! Intense soulagement!

Il me regarde, le doigt pointé et me dit, je crois, « Motadit! Fais attention et regardes par terre, ton cellulaire était tombé! Tu dois faire plus attention! Imprudente! » Bon je n’ai pas compris réellement ce qu’il a dit mais sa gestuelle et ses yeux en accent circonflexe me disaient ça. Un ange gardien je vous dis. Et Maria m’a dit que j’ai été ultra chanceuse parce c’est mucho mucho dineros ces bidules et il aurait pu décider de le garder. Même au Québec, n’importe qui aurait pu décider de le garder.

Arrivée à San Miguel, dépôt des bagages dans un joli hôtel sélectionné par Maria. Et c’est parti pour une belle marche dans cette ville magnifique.

L’histoire mes amis! Elle est omniprésente et vaste et longue dans cette ville. Je suis complètement ébaubie. J’ai mal à la mâchoire et je peux vous dire que, à ce stade, je ne savais pas que ma mâchoire pouvait descendre encore plus bas le lendemain… (voir prochain article).

Les rues sont étroites et pleines. Deux voitures ont dû mal à passer. Beaucoup de touristes mais tous portent un masque. Partout le masque. Quelle discipline!

Une église de paroisse la Parroquia San Miguel Arcangel (elle ressemble plus à une cathédrale selon moi) est le point culminant de cette magnifique ville. En fait, cette ville est clairsemée d’églises toutes tellement historiques. Baroques. Remplies d’oeuvres de peintres importants dans l’histoire artistique religieuse du Mexique.

En fait, comme nous dira le guide qui nous a accompagné pendant presque 3 grosses heures, « es el más mejor muy mucho en el país! » (Le plus mieux meilleur super du pays) disons qu’il avait le superlatif très généreux! Tout ce qu’on a vu avec lui était le plus important: peintre, personnage, église, sculptures, etc

Une chose est certaine, San Miguel est une ville historiquement importante pour avoir été le berceau de l’indépendance du Mexique et aussi pour sa grande beauté religieuse.

Cette ville a été érigé en 1542! Un gros cinquante ans avant Québec (1608, pour ceux qui ont des trous de mémoire). On peut bien se péter les bretelles mais on a pas le monopole de l’histoire des colons en Amérique du Nord!

En fin de soirée, nous avons dégoté ce petit resto de rue avec des tacos magnifiques! Manger dans la rue ces delectables tacos, c’est un très grand plaisir. Ça me manquait ces tacos. Ça faisait 2 jours que j’étais vais mangé. Qu’est-ce que je vais faire quand je serai à Québec?? Sacha est d’accord, on a un problème…

Ah oui! Petit fait cute, comment on appelle les motels au Mexique? Autohotel

Demain? Guanajuato. Je sais pas trop à quoi m’attendre. Je sais qu’il y a des momies à voir et qui sont, selon Sacha, « creepy ». On s’en reparle.

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